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Le blogue du staff
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8/02/10
Dispora, le nouvel album de SAT L’Artificier sera en vente au Québec dès le 9 mars. D’ici là, vous pourrez voir 15 teasers vidéo sur hiphopfranco. 4 Extraits sont déjà disponibles, ainsi que le vidéoclip et le mp3 du single « Plus que de la musique« .
8/02/10
Vous pouvez télécharger dès maintenant la mixtape Sativa à l’adresse suivante:
15two3 – Sativa Volume 1 (93,5 Mo)
6/02/10
On fait maintenant passer notre questionnaire au groupe Antifa-Montréal, aussi connu sous le nom d’NTFA Crew, un groupe de rue basé dans le quartier Hochelaga Maisonneuve qui s’implique depuis 2006 dans la lutte contre le racisme organisé. Ayant comme but premier la transmission d’idées politiques, ce groupe est également un crew de graffiti connu de la scène, des médias et bien sur de leurs ennemis; les militants néonazis. Entretient avec WAR, membre en règle d’NTFA.
Comment vous présenteriez-vous?
Antifa, c’est un groupe antiraciste, qui a vu le jour il y a 4 ans dans le quartier Hochelaga Maisonneuve, où il y a beaucoup de boneheads[1], de racisme, un quartier très québécois. C’est l’endroit qui accueille le moins d’immigrants à Montréal. Seulement des Québécois avec des Québécois, ça crée un sentiment d’intolérance face aux autres cultures, parce que les gens ne sont pas exposés à autres choses.
Comme je le disais, dans le quartier, il y a une tradition d’organisation raciste et nous avions beaucoup de problèmes avec eux. Ils donnaient du fils à retordre à la scène punk, aux marginaux, et aussi aux homosexuels, aux immigrants, etc. Donc, on a décidé de s’organiser contre ça.
Donc, vous êtes plus un groupe qui est basé sur l’antiracisme que sur le graffiti ?
Oui, vraiment.
Qu’est-ce qui vous a amené au graffiti?
Le graffiti est un des moyens de diffusion du groupe. Moi, je faisais déjà du graff quand j’ai joint Antifa. À la base Antifa n’était pas un groupe qui produisait du graffiti, c’est venu après. C’est moi qui a amené cet élément-là. Il y avait aussi Class, un des membres fondateurs du crew, qui était intéressé par le graffiti sans pour autant s’y adonner plus sérieusement. C’est comme ça qu’on a commencé, on a pris le graffiti militant et on l’a amené à un autre niveau.
Qu’est-ce que ça signifie Class ?
Au début, je writais Class War mais plus souvent WAR parce que c’était moins long. Quand Class est arrivé, il a pris ce nom et ensemble, on bombait Class War, cheezy mais efficace.
Est-ce que vous croyez que votre moyen de diffusion fonctionne bien pour faire passer votre message, considérant que le graffiti est quelque chose de mal vu aux yeux de la masse ?
Il y a des crews qui sont vraiment plus vandales, on ne comprend carrément pas ce qui est écris sur le mur. Nous, c’était vraiment important que ce qui est écrit sur le mur soit lisible et compréhensible pour le public. Les spots qu’on est allé chercher, c’était en fonction de la visibilité publique, contrairement à la scène graffiti qui se restreint souvent aux endroits fréquentés par les graffiteurs. Par exemple, il y a une grosse partie de la scène à Montréal qui est basée sur le métro, sur le vandalisme. Je ne suis pas totalement contre mais c’est une scène qui est un peu plus underground, moins visible pour monsieur-madame tout le monde. Souvent, c’est des noms de crews, des acronymes, qu’ils ne comprennent pas. Nous, on est influencé par l’Europe avec des lettrages plus clairs. Avec quelque chose de plus compréhensible, c’était facile de faire passer notre message, même si ça peut paraître underground. Au moins, on a un exposure que les groupes antifascistes n’ont pas nécessairement sans le moyen du graffiti. On parle au monde du graff mais on arrive aussi à attirer l’attention du public.
Alors, vous êtes un peu moins axés sur l’esthétique de la chose.
On fait jamais un 15 couleurs. Je ne fais pas de piece. On fait que du gros lettrage, lisible à la française.
Parlez-moi un peu du graffiti en France.
L’histoire de l’art veut que le graffiti ait commencé à New York. Bien qu’en France, si on pense à Mai 68, il y a eu beaucoup de graffiti à la bombe dans le mouvement étudiant. Mais la scène graffiti « artistique » a commencé à New York. La ville de New York et puis l’ensemble de toutes celles d’Amérique est réputée pour ses graffitis illisibles, style qu’on appelle le wild style. Les graffiteurs ont commencé avec les tags et ensuite, ont été vers des fresques plus colorées… Ils ont fait avec les lettres des logos, ils ont essayé de faire des lettres en bloc qui avaient beaucoup d’effet mais qui étaient lisibles seulement par la communauté graffiti. L’Europe était moins influencée par le wild style mais a plutôt produit des lettres lisibles, justement. Nous, on a été influencé par ce style.
Et puis, croyez-vous que le terme « Antifa » est compris par monsieur et madame tout le monde
Ce n’est pas un terme nouveau, quelqu’un de minimalement politisé peut saisir s’il prend le temps de s’y arrêter. Il y a aussi que les writers devraient vraiment commencer à écrire plutôt que de se limiter à un mot.
Considérant que vous n’êtes pas qu’un simple crew de graffiti, parlez nous de ce que vous faites en parallèle.
On organise des événements, produit du matériel (vêtements, affiches, pamphlets, tractes) et on fait de l’action communautaire. On produit des affiches informatives qu’on expose dans le quartier. Par exemple, on publie des photos de néo-nazis du quartier et leurs symboles avec des explications pour en faciliter l’identification. On assure aussi la sécurité pour des manifestations et/ou événements à caractère politique. Et, on organise des concerts et des fêtes de quartier avec de la musique, de la bouffe, du graff live, skateboarding, etc.
Est-ce que vous pouvez nous parler de la culture du graffiti à Montréal.
Montréal, c’est une scène vraiment intéressante parce que c’est reconnu internationalement comme étant une scène agressive. Il y a des villes qui sont reconnues pour les pieces, pour les murales, pour l’aspect artistique du graff, Montréal est reconnue pour ça, c’est vrai, mais aussi pour l’aspect vandale du graffiti. Et si on regarde dans les médias internationaux, Montréal est une scène qui est sous-représentée parce qu’il n’y a pas d’artistes dans la scène qui font sérieusement la promotion de la scène illégale. Si on regarde la scène illégale à New York, il y a des gros noms, ils sont connus internationalement. Si on regarde Paris, c’est la même chose. Je pense à Horfée, Oclock, ce sont des gens qui ont une exposure internationale. À Montréal, il y a des artistes qui bomb autant mais qui n’ont pas cette exposure-là. C’est ce qui est particulier ici. Quand des artistes de l’extérieur visitent Montréal, ils remarquent que les writers sont « all city », avec des throw up partout, des fillers et des burners, mais on en entend peu parler à l’extérieur.
On peut différencier deux écoles de pensée dans l’illégal à Montréal. Premièrement, les conservateurs plus traditionalistes qui sont restés dans les lettres plus classiques, des bombers qui suivent l’idéologie du graffiti à la lettre et qui ne s’adressent qu’au mouvement. Et il y a une scène plus provocatrice, plus politique, qui a été représentée par NRK crew, au début des années 2000. Ils amenaient vraiment un contenu politique et c’est de cette école-là que descend NTFA Crew.
Et quelle est la place que vous occupez dans la scène à Montréal.
On est des utilisateurs (rire). Le graff est un outil pour nous, rien de plus.
Nous avons habituellement une question sur le vandalisme. Est-ce que vous voyez le graffiti comme de l’art ou bien du simple vandalisme ?
Nous sommes pour le vandalisme. L’aspect artistique est vraiment secondaire dans la pratique du graffiti dans notre cas. Cette pratique contestataire est l’une des plus vieilles formes de protestation sociale et on poursuit dans cette veine.
Est-ce que vous pensez que le graffiti à sa place dans les musées d’art ?
Je crois que les gens qui ont accepté d’afficher dans les musées ont bien fait. Si on me proposait d’afficher 50 toiles au Musée d’art contemporain de Montréal avec une bourse de 25 000$, je dirais oui. Par contre, est-ce que ça doit être une règle, ce que l’on vise en tant que graffers, je ne pense vraiment pas. Le graffiti, c’est autre chose. Justement, on se demandait, forme d’art ou vandalisme, je pense que le vrai graffiti devrait être plus du vandalisme que des beaux arts.
Quels sont vos couleurs, outils et/ou lettres favoris ?
On est souvent dans les deux tons. Noir et blanc. Chrome et noir, chrome et rouge. Ça c’est ce qui revient souvent. On ne met jamais beaucoup de couleurs dans nos graffs. Une couleur pâle pour faire un fond, une couleur foncée pour faire un outline.
Pourriez-vous raconter à nos lecteurs votre meilleure histoire ou anecdote de graff?
On est trop bien organisé pour avoir des anecdotes.
Quel message voudriez-vous passer aux générations futures de graffiteurs ?
Ne faites pas du graff pour rien. Soyez critique du mouvement et allez chercher ce qui est bon là-dedans. Établissez un dialogue avec votre public. Gardez votre crew tight, le graffiti c’est une scène bitch, on ne peut pas réellement se fier sur les autres, alors faites vos affaires et soyez discrets.
Est-ce qu’il y a une question que vous aimeriez qu’on vous pose en entrevue ?
Respectez-vous la police?
Avez-vous quelques choses à ajouter ? Des Shouts outs ?
Gros big up au NRK crew, qui ont été les vrais prédécesseurs à Montréal. En particulier, un big up aux boys du UC crew, Won crew, Od crew qui ont été mes racines dans le domaine. Les bombers d’Hochelag Penar, Keas, Casper, Spark, Kilmer… tous ceux qui tuent. Big up aux vieux Dark, Lison1 NTFA, Fief parmi les poids lourds au niveau de la rue présentement. More qui est devenu propre, bravo! Fight , Class, Ckilla. Les gars du K6A crew, ELP crew. Sino pour le support dans les évènements pis le bon travail avec les jeunes dans l’Est.
[1] Néonazi à la tête rasée appelé à tort skinhead.
Regardez la galerie d’Antifa-Montréal sur le site web.
6/02/10
Vous voulez former le Best dance crew ? Suivez les prestigieux conseils de Ray, ce B-boy hors pair qui prend de son sacré temps pour nous montrer tous les moves qu’un breakdancer se doit de connaître.
Faites comme la trentaine de personnes qui ont répondu à l’appel et uploadez votre propre vidéo ! Vous êtes pas même pas game.
5/02/10
En direct de leur ordi respectif, des artistes participent à un jam online. Dans celui-ci, deux rappeurs, une chanteuse, un beatbox, un DJ qui scratch, un guitariste, un pianiste et même un joueur de violoncelle !
5/02/10

C’est maintenant possible grace à THE UNION et leur incroyable avancé technologique. Sur leur site internet, The Union nous offre un coeur à 975 000$, une paire de yeux à 345 000$, une colonne à 876 000$, bref pas mal n’importe quel partie du corps que vous avez besoin de changer. En plus de replacer une partie de votre corps, vous pouvez meme la pimper. Par exemple, le AD Dynamics Bionic Arm vous permettera de tourner votre bras sur 360 degrés, génial non?
PS Don’t believe the hype.
4/02/10
Dans son dernier Point de vue, Gab Roy nous a parlé d’un vieux « battle » de Bonom7eur. Ce battle-là (si on peut appeler ça comme ça) était assez louche et c’est ce que Gab Roy lui reprochait ; d’être spécial.
Ce matin sur notre forum, on pouvait voir un nouveau vidéo de notre Bonom national intitulé « LE BONOM SHOW – 1ere Capsule ».
Le voici :
Voulait-il simplement prouver qu’il est vraiment spécial ou est-ce qu’il nous prépare réellement une WebTV ? À suivre…
4/02/10
K-Maro mettra en vente son tout nouvel opus, en français cette fois, avec des sonorités plus électroniques, baptisé 01.10 ,dès Mars 2010.
Regardez les deux vidéoclips qui suivent et donnez votre avis.


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