L’Assemblée n’a plus besoin de présentation. C’est un groupe qui a vite fait ses preuves à ses débuts, avec les divers concours (Une vie sans fausse note, Stop à la violence, Hip-Hop 4 ever, etc.) et qui, plus tard, a conquis les radios commerciales avec le succès « Turn your head around ».  Ce nouveau disque, Persona Non Grata, est, pour les gars de L’Assemblée, un retour aux sources. Pour moi, c’est peut-être une occasion de revoir le groupe que j’ai connu, il y a 10 ans…

Ce titre signifie « Personne Indésirable ». Un terme évidemment dédié à leurs détracteurs, les haters ou peut-être simplement d’anciens fans déçus du nouveau son commercial du groupe. L’album est d’une part un message (ou une réponse) à ces personnes : ils ne vous écoutaient pas. Ils s’en sont câlissé. Ils ont continué de faire ce qu’ils aiment, peu importe ce que vous en pensiez….

Mais aujourd’hui, ils reviennent avec un projet hybride, un retour aux sources. Quelque chose de plus hip-hop avec des scratchs à la tonne. Il y a certainement des questions qui me viennent en tête à l’écoute de cet album. Est-ce le nouveau son de L’Assemblée ou simplement le style du groupe le temps d’un projet ?

Sérieusement, j’aime bien l’album et le vibe dans lequel il nous transporte. C’est quelque chose de plus intime, de plus personnel qui me permet de découvrir les personnes derrière Ironik et Narkoi. J’apprends à connaître ce qu’ils pensent réellement de leur musique ou bien les concessions qu’ils ont fait pour connaître le succès. Leur passé plus ou moins précaire dans Hochelag jusqu’à leurs histoires d’amours, de pères de famille ou de nouveaux adultes qui ont quitté les bars avec de bons souvenirs…

Donc, tout va pour les sujets de l’album. À part ceux de « Junkies du rap » où ils comparent de manière assez louche leur musique à la drogue et qui s’éloigne beaucoup du thème général de l’album. Sinon, j’me suis fait à l’idée : ce n’est pas réellement un retour aux sources. À cause des flows, de certaines syllabes étirées, des refrains (trop) accrocheurs et au style très semblable de leurs derniers albums. Mais ce projet-là est tout de même très différent de ce qu’on est habitué d’entendre avec L’Assemblée et il plaira aux amateurs qui, comme moi, n’ont pas comme coutume d’apprécier ce groupe. Après quelques écoutes, évidemment.

 

- Samuel « krlep0ser » Daigle-Garneau