Critiques d'albums internationaux

Critique de “Beat 2 Boul’ 3 – Dans un autre monde”

 

Beat 2 Boul’ 3 - Dans un autre monde

 

Que de souvenirs reliés aux « Beat 2 Boul' », je me souviens avoir vraiment accroché sur le premier et que plusieurs artistes très connus, très en vue maintenant, viennent de ces productions-là (Ali, Booba, Movez Lang, Salif, Doum's, etc.).

Mes attentes face à cette production tant attendue étaient extrêmement hautes, je m'attendais à voir des gros noms de Boulogne, des artistes amis du rappeur à l'origine des ces compilations (Zoxea), je m'attendais à un « Beat 2 Boul' : Édition spéciale Clash! ». Comme tout le monde, j'ai vu le vidéo de Zoxea et Dany Dan, où le pape de Boulogne demandait (face aux caméras) au king de Boulogne qui était visé dans le morceau « Pierre tombale »… oui, j'ai entendu l'extrait et je m'attendais à en entendre une suite, je m'attendais à des rappeurs peu connus enragés jusqu'à la moelle.

En fait, toute cette histoire plus elle avançait plus ça ressemblait à un film ou à un soap américain. Zoxea voulait sans doutes faire mousser les ventes pour « Beat 2 Boul' 3 – Dans un autre monde » en ne dévoilant pas le nom de sa cible sur « Pierre tombale » et en nous disant que le blaze figurerait dans le livret de la compilation. Je ne vous cacherais donc pas que je me suis rué sur le livret dès qu'il fût en ma possession et vraiment, je ne m'étais pas trompé et tous les indices avaient été donnés.

Nous revenons donc au CD, un peu décevant car vraiment je m'attendais à du RAP enragé, à revoir des gros noms de la scène de Boulogne… non seulement Dany Dan est absent du projet mais aussi comme rappeurs connus, il n'y a que Zoxea et son frère Melopheelo. Sur quinze pistes de la compil', Zoxea est présent sur six morceaux!

La relève de Boulogne a du talent mais ont du mal à surpasser ce qui se faisait sur les deux premiers « Beat 2 Boul' » (« Dans la sono' » et « Dans la ville »). On retiendra quand même quelques noms qui confirmeront que Zoxea est un découvreur de talents (Scorpion de l'Atlas, Kenny Sensei, Nessi).

Ce n'est pas un « Beat 2 Boul' » comme on en avait l'habitude, mais le but est quand même atteint : donner de la visibilité aux nouveaux talents de Boulogne. C'est en acceptant cette idéologie que nous pardonnerons même toute cette promo' autours de « Pierre tombale ».

Un disque à acheter pour ceux qui aiment découvrir de nouveaux talents, pour les fans du King de Boulogne, pour les curieux qui se demandent: « Qui est donc celui qui été visé dans « Pierre tombale » ?» (Je ne lui ferais pas baisser ses ventes, tout de même!). Pour les autres, patienter que les prix baissent, sinon attendez le prochain album des Sages po' (seront-il au complet?), le prochain solo de Zoxea (qui sera sans doute plus réussit que ce « Beat 2 Boul' »). Le disque mérite tout de même qu'on lui prête une oreille, ne serait-ce que pour la réponse qu'offre Zoxea à tous ceux qui ont critiqué son featuring avec M.Kopora, il revient avec Masta Ace en featuring!

Pistes à écouter:

  • Scorpion de l'Atlas – Explosif
  • Zoxea – Profond et violent
  • Kenny Sensei – J'écris avec mon coeur

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Critique de « Artestic présente Le volume rose »

 

Artestic présente Le volume rose

 

« Ceux dont les médias ne s'occupent pas, vous n'en entendrez jamais parler… et un jour, par hasard, vous tomberez sur ce site: Artestic.com (label de promotion musicale) »

J'étais en contact depuis quelques temps avec le label Artestic afin de mieux promouvoir ma prochaine compilation qui devrait voir le jour à l'automne 2007 (« Contre toute attente vol.2 – La contre-attaque »), lorsque j'ai été approché par nul autre que Franck White pour que je fasse un texte sur la mixtape du label qui est présentement le trentième meilleur vendeur de RAP français sur www.virginmega.fr et quatrième dans la catégorie « diver & compilation RAP » chez www.fnacmusic.com.

Ce projet, j'en avais déjà entendu parlé par divers artistes établit en France, aussi par quelques sites Internet qui faisaient un peu de promo' pour cette compilation et bien entendu sur MySpace! J'étais donc très chaud pour écouter ce projet et lui faire une critique.

Déjà avant même de voir le cover du projet ou le tracklist, juste à entendre le nom de la mixtape (« Le volume rose ») ça porte à confusion. Pourquoi « rose »!?! Mais qu'à ça ne tienne, l'idée venait de Franck White et plusieurs artistes se moquent de notre chargé de projet chez Artestic. J'ai particulièrement retenu Man-X (« Boliiiiiide ») qui amorce son track en annonçant que la compil' est sponsorisée par la Gay Pride, qu'il craint que le projet aura des artistes comme Lorie, Worlds Apart ou les 2 be 3… il dit même qu'il ne veut plus poser sur le projet!!!

Je pose ensuite mon regard sur le cover et si ce n'était du rose, qu'une petite tâche rose au centre du cover, le cover serait blanc et noir! Un cover simple mais réussit: noir, blanc et rose! Viens ensuite le tracklist, mes attentes sont énormes: Mic Fury, Acid de La brigade, Driver qui était paru sur mon premier projet (« Contre toute attente »), La fouine, Monseigneur Mike, Princess Aniès, etc. De très gros noms et de jeunes talents extrêmement prometteurs: Lee Clay, Dmô, Whity, Arten, etc. En résumé, un très gros projet en perspective, que des inédits et des exclusivités!

Je commence donc à écouter ce disque et dès le début, le projet nous donne la note: Un délire d'artistes que ce soit dans les drops des divers artistes, en se moquant du titre de la compilation ou sinon dans le track même: j'ai cru entendre des artistes se moquer de Sinik et du Roi Heenok à la fin de leur morceau (« Fermez vos gueules »).

Une compilation sans concept vraiment précis (sauf celui où chaque artiste doit poser sur une intrus inspirée du mythique crew de Harlem, les Dipset (les Diplomats)), les artistes s'en donnent à coeur-joie et le nom de Franck White est prononcé sur chaque morceau… de rose, le disque n'a que le nom et la tache au centre du cover. Sur cette mixtape les tracks sont agressifs, pas violents mais agressifs, les beats sont excellents pour les artistes qui chantent dessus. Bien que Driver et Monseigneur Mike n'offrent que des freestyles, ils démontrent leurs talents et pourquoi ils sont là où ils sont maintenant. Les sujets sont tellement variés qu'on ne peut pas se lasser d'écouter les 28 pistes de la mixtape.

Par contre le meilleur morceau du projet est sans aucun doute celui de Arten avec Princess Aniès en featuring (« Trop de sgah (artestic remix) ») avec ses textes réfléchis, peut-être les plus réfléchis du projet, et le mélange de la voix de Arten avec celle de Princess Aniès est un pur délice pour les oreilles. Une piste plus lente que les autres mais aussi agessive que les autres, à sa manière. Arten est un artiste à découvrir… guettez-le sur la nettape « Contre toute attente vol.2 – La contre-attaque »!

Le projet est disponible sur Fnacmusic.com ou Virginmega.fr pour seulement 9,99€ (sur le site de Virgin). Le projet porte sur divers sujets, divers thème, divers artistes, divers flow et tout aussi énergiques les uns que les autres. Des artistes connus et moins connus, mais tous aussi talentueux les uns que les autres. Une mixtape qui saura plaire à plusieurs, mais attention nous sommes loin des sons commerciaux bien que plusieurs artistes commerciaux y figurent, ce projet est underground mais merveilleusement réalisé! Franck White est à féliciter, c'est une merveilleuse réussite. Un projet à se procurer d'urgence!

Pistes à écouter:

  • Diomay ft. Rma2n – Les imprévisibles (le roumain remix)
  • Madness (K.O.R.P.) – Le journal
  • Arten ft. Princess Aniès – Trop de sgah (artestic remix)

-Romero!

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Critique de « Kamelancien – Le charme en personne »

 

Kamelancien - Le charme en personne

 

Dans le RAP depuis 1993, bien qu'au début ce n'était que pour partager ses rimes avec ses potes, maintenant il sort (enfin) son premier album, un album-double par-dessus le marché… l'attente aura value la peine!

Kamelancien s'est fait connaître en grande partie grâce à Rohff (membre de la Mafia K'1 fry avec Kery James, 113, Intouchable, Manu Key, OGB, Teddy Corona, Jesse Money, Selim, Mista Flo, DJ Mosko, Rocco et Karlito) sur des morceaux comme « À quoi bon sert », « Code 187 », « La hass » ou « Le RAP s'ra jamais mort », devenus pour la plupart des classiques. Par contre, il s'est fait connaître aussi avec son clash contre La fouine, un clash qui dure depuis longtemps et où chacun pu voir son département venir les appuyer (La fouine et le 78 contre Kamelancien et le 94). Il était aussi présent sur la mixtape que j'ai produite l'été dernier (« Contre toute attente »), présent grâce à un ami commun avec un morceau annonçant son album pour ce même été… malheureusement la sortie de son album fût retardée jusqu'au début 2007.

Il a un nombre incalculable de featurings à un point tel qu'on se demandait s'il était capable de rapper seul. Il nous l'a prouvé avec sa mixtape sortie l'année dernière («Ghettographie») chez Unity Records. Maintenant il signe chez NouvelleDonne et nous offre un album-double («Le charme en personne»). Peut-être un peu ambitieux pour un premier album, mais pour un rappeur avec autant d'années dans le RAP, on peut aisément comprendre qu'il fasse un album double (pour le prix d'un) car il peut avoir beaucoup de chose à dire (des différents avec Rohff, des conflits avec La fouine et plusieurs autres rappeurs qui doivent figurer sur le projet aussi).

Kamelancien a un accent très facilement reconnaissable, un flow unique et un style d'écriture peu comparable à celui d'autres MCs. Dès la première écoute de l'album, il donne une certaine ambiance joyeuse à ses chansons même lorsqu'il traite du suicide (« Suicide »). Dès l'introduction (« Le charme de la tristesse »), il nous donne le ton qu'aura l'album… sombre!

Il traitera des sujets d'actualité (« Stressés », « Ouais, ouais »), des textes plus divertissants (« Danse 2 guerrier »), des textes sur l'idée qu'il se fait du RAP (« Tchiki flow », « Pur style », « Nouvelle griffe »), des textes traitant de sa religion (« Dieu seul le sait », « Garde la foi »), des anecdotes diverses (« Stressés », « Hakim », « Thérapie de groupe ») et des textes où sont camouflés de bons conseils (« Demain, j'arrête », « Suicide »)… le texte pour sa mère (« On ne t'oublie pas ») est très touchant.

L'album laisse Kamelancien interpréter ses tracks en solo, mais sur les pistes où il aura des featurings, nous arriverons comme un vent frais. Kamelancien est un rappeur très différent des autres, par son flow surtout, et on l'apprécie mieux à l'écouter souvent. Personnellement, j'avais peur que les artistes invités viennent un peu gâcher l'album mais il les a bien choisit au point qu'on n'aura aucun mal à voir la raison pour laquelle il les a invité… ils arrivent à relever la qualité de l'album sans aucun problème! Le featuring le plus surprenant de l'album est sans doute celui avec le groupe Iam et même là, le groupe n'arrive pas à faire de l'ombre à Kamelancien… sa vois est unique, son style est différent et il arrive à tirer son épingle du jeu sans aucun mal!

On sourira sans doute à certains passages du double-album (« F*** les jaloux », « Tchiki flow », « J'aimerais savoir ») à savoir s'il les a écrit spécialement pour La fouine, par contre on sait que ça causera certains maux de tête à son rival!

En fait, son flow peut peut-être déplaire à certains fans de musique RAP, je conseillerais donc d'écouter avant d'acheter mais l'album est assez varié et le rappeur a un tel talent que chacun trouvera satisfaction dans cet album qui s'est tant fait attendre. Alors qu'il y a quelques temps, il annonçait que cet album serait son premier et son dernier album, il voulait même en faire le titre de son album (« Mon premier et dernier album »), lorsqu'on lui pose la question maintenant il se fait discret… on peut donc espérer qu'il trouve le RAP un peu moins sale comme milieu et que bientôt, il nous annoncera un deuxième album!

Pistes à écouter:

  • -Suicide
  • -Perle rare (ft. Khaman)
  • -Yesaï (ft. Papi Eries & Flow-B)

-Romero!

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IAM – Saison 5 (critique)

IAM - Saison 5

Après nous avoir offert une superbe mixtape (« Official mixtape » ), qui fût l'objet d'une critique sur notre site et d'une entrevue avec l'un des deux DJs à l'origine de la mixtape (DJ Cut Killer), une mixtape qui devait servir de trailer à cet album tant attendus par les fans du groupe, enfin l'album se retrouve dans les bacs en début du mois d'avril 2007 en Europe comme au Québec.

Déjà à première vue, l'album semble être beaucoup plus Hiphop que ne l'a été l'album avant (« Revoir un printemps »). Les artistes y sont tous réunit faisant face à la caméra, avec un arrière plan des plus urbains. Un grand changement comparé au dernier album, pas que la pochette de « Revoir un printemps » soit mauvais, au contraire il l'était très séduisant mais pas dans un esprit très Hiphop.

Je me suis longtemps demandé ce qui avait poussé le groupe Iam a choisir un tel titre (« Saison 5 ») et je me disais que ça devait être un titre temporaire. L'album se retrouva dans les bac avec ce même titre de départ, j'ai été surpris et j'ai recommencé à me demander ce qui a amené à le groupe à choisir ce titre. « Revoir un printemps » ça sonne nostalgique mais « Saison 5 » ça peut être n'importe quoi! Imhotep confiait, lors d'une entrevue qu'ils ne pouvaient tout de même pas intituler l'album « Revoir un été », ils restent donc dans les saisons « Saison 5 »… il ajoute qu'avec le réchauffement climatique, il pourrait avoir une cinquième saison!

Ensuite, dès la première écoute, l'album semble avoir une certaine énergie, une certaine rage dans les textes qui ne manquera pas de nous plaire. DJ Khéops nous offre des beats puissants, très recherchés malgré que peut-être un peu trop lents, un peu trop souvent… ce qui nous amènera un certain air de nostalgie, mais d'un autre côté « Le style de l'homme libre » séduira plusieurs avec ses airs japonais extrêmement réussit, mixage parfait, la dose parfait entre RAP et mélodie japonaise!

Nous remarquerons aussi que le groupe Iam n'a qu'un seul featuring sur tout l'album (Jehro), un artiste marseillais multi-talentueux qui a sortit un album en mars 2006, un album éponyme. Le featuring parfait, il apportera à l'album une touche anglophone et chaleureuse, comme venu des îles antillaises et pourtant, ça vient de Marseille! Ça fait un beau changement, car on était habitué de les voir inviter toujours les mêmes featurings : Method man, Redman, la Fonky family, K-Rhyme le roi, Faf Larage, etc. Cette fois-ci, c'était un nom peu connu du public Hiphop ou RAP et ça réussit!

Dès le premier coup d'œil à la tracklist de l'album, un titre attira mon regard et j'étais bien curieux de savoir de quoi traiterait ce morceau (« Si tu m'aimais »). À mon souvenir, le groupe Iam n'a pas fait beaucoup de morceaux traitant sur les histoires de cœur, le dernier que je puisse me souvenir est « Alone, tout seul forever » (« Ombre et lumière » en 1993). Par respect pour l'œuvre, j'écoute les pistes dans l'ordre. Lorsque j'étais (enfin) rendu au track en question, j'ai était bien heureux de les entendre chanter l'amour avec un refrain au style R&B.

Je dirais que cet album aurait été le pont parfait entre « L'école du micro d'argent » et « Revoir un printemps », mais il est venu après « Revoir un printemps » et l'album semble vouloir être un effort pour tenter de récupérer ces fans perdus avec le dernier album. Certains surnomment le groupe Iam comme les « Papys du RAP » ou sinon les « Grands frère du Hip hop »… cet album semble être fait pour se briser cette image, ils sont là avec une énergie et une rage indéniable (« Coupe le cake »).

Un album conseillé pour ceux qui doutaient encore sur le talent de Shurik'n, pour prouver que Iam est toujours dans le RAP, toujours capable de mettre le feu et le tout bien fait, bien dosé. Par contre ceux qui s'attendent à un album engagé, de la rage gratuitement, vous serez un peu déçu… c'est le groupe Iam, tout doit être calculé et parfait! Par contre ce sera un pur plaisir pour ceux qui avaient été déçus par « Revoir un printemps ».

Pistes à écouter:

  • Une autre brique
  • Ça vient de la rue
  • Coupe le cake

- Romero!

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Voir aussi:

  • Au coeur d'Iam, génèse d'un album

IAM – Official mixtape (critique)

IAM - Official mixtape

DJ Khéops et DJ Cut Killer présentent la mixtape officielle du groupe Iam, comme un trailer pour le prochain album du groupe marseillais. Après nous avoir agréablement séduit avec « L'école du micro d'argent » en 1997, on était plusieurs à trouver que les six années qui ont suivit cet excellent album durèrent une éternité et lorsque finalement « Revoir un printemps » est sortit, on était plusieurs encore à trouver qu'ils avaient trop murit, un peu de trop de nostalgie. Pas que ce soit mauvais, mais comme s'il manquait un album entre ces deux albums.

Depuis, on a vu Iam nous offrir les compilations « Anthologie » et « The platinum collection »… on sentait la fin de contrat et l'album qui suivrait devait sortir en indé. D'un autre côté, DJ Khéops et Cut Killer se connaissent depuis longtemps… mais ils ont rarement collaboré ensemble, même que très peu. Ces deux DJ sont extrêmement talentueux, ils ont collaborés à plusieurs projets et s'unissent finalement pour la mixtape officielle du groupe Iam, le groupe de DJ Khéops.

On retrouvera sur cette production, plusieurs noms de la scène marseillaise et bien entendu le groupe Iam et ses membres en solo. Le tout dans une ambiance qui ne manquera pas de nous rappeller les airs de la trilogie cinématographique « Le seigneur des anneaux » mixé à du RAP. Les beats sont très réussis et s'adaptent à l'univers de la mixtape sans aucun problème (sauf à quelques exceptions où l'on reviendra à des airs asiatiques (« Le secret des micros violents »), le talent des rappeurs est indiscutable et l'interprétation demeure impeccable pour la plupart.

J'ai souris lorsque j'ai écouté le son de Faf Larage (« Méfi »), pas que sa chanson soit humoristique comme certaines pistes (« Le fainéant à la mer », « Ta meuf (la caille) ») sur ses albums solo (« C'est ma cause », « RAP stories »), non… plutôt qu'on dirait qu'il sentait bien que son album recevrait un accueil plutôt froid par les critiques les plus durs! Par contre, les Psy 4 de la rime nous offre un texte extrêmement solide mais ils manquent d'énergie, cette énergie qu'ils avaient à leurs débuts… qui m'avait tant séduit.

Bref, si l'album ressemble à ce que les membres du groupe Iam a fait sur cette mixtape… je crois pouvoir dire que cet album sera extrêment réussit et pourra rassembler tous les fans qui ont fuit après « Revoir un printemps ». On peut donc espérer pouvoir les voir nous offrir un album à la hauteur sinon mieux que « L'école du micro d'argent ».

Pistes à écouter:

  • Iam – Quand les feuilles…
  • Shurik'n – Qu'est-ce que tu veux?
  • Iam – Le secret des micros violents

- Romero!

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Voir aussi :

  • Au coeur d'Iam, génèse d'un album
  • Entrevue avec DJ Cut Killer, le rôle de la mixtape

Critique de « Don Omar – Los bandoleros reloaded »

Don Omar – Los bandoleros reloaded

Après une première production entièrement produite par Don Omar en 2005 («Los bandoleros»), cet artiste nous revient avec la suite de sa première production et j'ai nommé : Los bandoleros reloaded.

Comme sur sa première production («Los bandoleros»), comme sur «Los cocorocos», comme Don Omar tente de nous habituer, nous aurons Gallego qui nous introduira au projet. Une petite introduction qui permettra d'éclairer l'auditeur à savoir ce qu'est vraiment un «bandolero», car d'après lui contrairement à ce qu'on peut s'imaginer les «bandoleros» ne sont pas des bandits mais une sorte de justiciers!

Après cette brève introduction, Don Omar déploiera ses talents au maximum pour nous relâcher deux superbes morceaux («Anda sola», «MySpace»). Pas très supérieurs de ce qu'il nous a habitué, par contre la troisième piste avec le duo de Wisin y Yandel en featuring vient relevé la barre à ce que le duo nous a offert depuis l'explosion du reggaeton sur la scène internationale. Le fait que Don Omar sur ce track («MySpace») nous ramène un refrain interprété, il y a quelques années, par le reggaeman panamien Nando Boom («Enfermo de amor») m'a fait sourire, surtout lorsqu'on sait que la scène panamienne a dû mal à accepter le reggaeton!

C'est en voyant ce featuring avec Wisin y Yandel et le track qui vient ensuite («La vecinita») que je me suis souvenu d'un excellent featuring qui figurait dans le premier volume de cette production: Don Omar ft. Polaco… le problème c'est que ces deux-là ont eu un conflit et maintenant, ils sont en pleine guerre lyricale. Par conséquent, Don Omar se privera d'une partie importante de chanteurs talentueux de la scène portoricaine, je pense surtout à Polaco, Lito MC Cassidy ou Nicky Jam qui avait tous participé au premier projet et brillent par leurs absences dans le deuxième. Alors pour remédier à ce problème, il fera appel à des artistes qui sont eux aussi en conflit avec ses ennemis: Voltio et Vico C pour ne nommer que les plus connus. Vico C est donc présent sur le troisième track et interprète sans doute le meilleur morceau des deux disques de la production.

Si Don Omar s'était contenté de faire qu'un seul CD, il s'en serait sans doute sortit avec une suite à sa première compilation à la hauteur des attentes mais il osa en faire une compilation à deux disques et le deuxième CD est principalement religieux. Pas un disque pour défendre une religion comme peut-être Médine le ferait (Table d'écoute) mais simplement pour demander à Dieu de faire cesser la guerre entre plusieurs artistes reggaeton et prophétiser que ces artistes qui sont tellement connus présentement se metteront à porter la parole de Dieu dans toutes leurs chansons. Bien que les artistes sur le deuxième disque ne soient pas mauvais et que les chansons soient bien réussit, je ne crois pas qu'elles soient à leurs places dans une productions nommées «Los bandoleros reloaded».

La présence de Rey Pirín sur la production n'est donc pas surprenante, surtout qu'il est présent sur le deuxième CD… je dois sans doute préciser qu'il fût le premier artiste vétéran du reggaeton à sortir un album entièrement dédié à sa religion chrétienne et qu'à ses débuts, il ajoutait «Blúnt» à la fin de son nom (Rey Pirín Blúnt). Un très bon son, un excellent flow et on a même de la difficulté à croire qu'il parle de Dieu alors qu'il ne cesse de crier «Attaque-les», une excellente façon d'inclure Dieu dans une production avec un tel titre!

Malheureusement, Don Omar garde les deux derniers tracks de la production pour sortir officiellement ses deux tracks contre Daddy Yankee. Ces deux sons ont beaucoup circulés sur les sites Internet dédiés au reggaeton, pourtant à les réécouter je ne peux pas m'empêcher de souligner les phrases qui ont beaucoup fait jaser. Par exemple, lorsqu'il dit à Daddy Yankee: «Si tu es le gangster de la Terre, je suis le roi de la Lune» («Yo no me dejo») démontrant le manque de logique dans les paroles de Daddy Yankee. Ou lorsqu'il se moque de lui en lui disant: «Simplement ne m'appelle plus, nous n'enregistreront plus ensemble!» («9/11/06») comme si Yankee aurait encore besoin du Don pour avoir sa renommée!

Une très bonne compilation avec quelques gros noms et d'autres très prometteurs. De jeunes artistes à découvrir, des vétérans à redécouvrir et un Don Omar plus enragé que sur n'importe quel autre disque jamais sortit avant. Avec ses morceaux pour danser, des morceaux pour guerroyer et ses morceaux religieux, bien que je ne les trouve pas à leur place. Donc, une production bien variée qui mérite le détour et qui ne décevra que ceux qui espérait une amélioration considérable entre le volume un en 2005 et le deux en fin 2006.

Pistes à écouter:

-Vico C – La vecinita
-Cosculluela – El bandolero
-Rey Pirín – Atacalos

Voir aussi :

Critique de « Don Omar – King of kings »

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Critique de « Faf Larage – RAP stories »

Faf Larage – RAP stories

Après huit ans d'attente, Faf Larage nous offre enfin son deuxième album solo. C'est le frère de Shurik'n membre du groupe Iam, c'est aussi Doc Rhymes ex-membre du défunt groupe Soul, swing n' radical (il y avait aussi son ami du lycée, Def Bond dans le groupe), c'est aussi celui qui avait participé à la compilation de DJ Kheops (le DJ du groupe Iam) en relâchant un morceau très comique (« Le fainéant »), c'est aussi le rappeur qui a signé chez Kif-kif le label de Imhotep membre du groupe Iam et c'est chez Kif-kif qu'il a pu sortir son premier album solo (« C'est ma cause »), qui nous permettra d'entendre la suite de « Le fainéant » (« Le fainéant à la mer »).

« Si dans son premier album, il avait la rage au mic'… dans son deuxième album, il n'a tout simplement pas le temps! ». Je me souviens avoir lu ça sur un site Internet européen et ça m'avait fait rire. Par contre, il est vrai qu'on le voit moins agressif sur cet album et c'est la première chose qui m'a sauté aux yeux : les titres sont moins provocants, moins agressifs, moins enragés. Sur son premier album, c'était « Putain de bouffon », « Assaut lyrical », « Putain de soirée de merde », « J'accuse » et « Mission: Pas d'faux » et sur ce deuxième album, c'est plutôt « Demande pardon », « C'est pas ma faute » ou « Une faveur »… une consolation: « Prise d'otages ».

Faf Larage s'était tenu tranquille après son premier album, faisant un nombre incalculable de featuring (Iam, Doudou masta, N.A.P., Les Architekts, Akhenaton, Nach), il y a eu aussi son album avec Shurik'n (La garde) et son album avec Eben (Gomez & Dubois), un peu plus décevant ce dernier. Il produisait des beats aussi, notamment pour le street-album de Poison (Gangsta RAP), c'était un beat tranquille très Hip hop (« La misère dans le ghetto ») et il était aussi fait une brève apparition dans le film Gomez & Tavares. Très actif mais il ne se faisait pas trop remarquer, jusqu'à ce qu'il soit approché pour faire le générique français d'une série américaine très populaire (Prison break) et il leur pond un son électrisant (« Pas le temps »), un single qui est très rapidement devenu disque d'or.

À partir de ce moment-là, Faf Larage est propulsé au devant de la scène, le single est devenu clip vidéo et le monde en redemande. Faf Larage annonce son deuxième album et quelques temps après, nous aurons droit à un extrait de l'album qui ne manquera pas de nous rappeler ses anecdotes du fainéant (« Le fainéant » et « Le fainéant à la mer »), mais cette fois-ci il s'agira d'une femme très louche (« Ta meuf (la caille) »)! Un extrait qui sera beaucoup en demande sur les radios et qui connaîtra son clip vidéo aussi, alors qu'à mon souvenir C'est ma cause n'avait connu qu'un seul clip (« C'est ma cause »). L'album verra le jour sous cette ambiance, très attendu et très populaire avant même d'être sortit. Faf Larage devra être plus commercial que sur son premier album s'il veut garder sa place au top des différents médias.

Par contre dès le premier morceau de l'album (« La soul dans le sang »), il nous annonce son envie de tout faire péter mais la suite du morceau ne sera qu'une présentation de l'artiste pour ceux qui ne le reconnaîtraient pas ou bien qui ne le connaissaient pas, tout simplement, avec des phrases comme: « C'est moi, le mec de « Pas le temps » » ou « Toujours la rage comme en ‘95 ».

La suite de l'album sera une partie de ses rêves (« Millionnaire »), une partie de ses succès qui ont permit que Faf Larage soit de nouveau très en vue (« Pas le temps », « Ta meuf (la caille) »), une partie de textes plus réfléchis (« Demande pardon », « Prise d'otages ») et bien entendu une partie plus funk, plus dansable (« C'est de l'or », « On and on »).

Dans son premier album, il avait quatre tracks où il devait partager le beat mais sur ces quatre pistes on y retrouvait neuf artistes (Def Bond, Mr. R, Rockin' Squat, K.Rhyme le roi, Fonky family, Jacky Brown, Ben-J, Pit Baccardi et Iam). Dans son deuxième album, il n'a qu'un track de moins où il partage le beat mais sur ces trois pistes on n'y retrouve que trois artistes (Taïro, Piero Battery et Cut Killer)… et étonnamment, ni Shurik'n, ni le groupe IAM n'y figurent! Par contre le featuring de Taïro en surprendra plus d'un, un style qui ne manquera pas de rappeler les Antilles et la voix de Taïro en opposition de celle de Faf Larage rendra la piste plus joyeuse et ne manquera pas de rappeler Driver (« An nou alé », « Santo Domingo »), un artiste qui figurait sur la mixtape que j'ai produit l'été dernier (Contre toute attente). Le featuring de Piero Battery ne devrait pas passer sous silence non plus, qui donnera des airs de chorale ou gospel au titre où apparaît (« Une faveur »).

Donc un album qui ne devrait pas décevoir ceux qui ont accroché sur le premier album de l'artiste, un album qui devrait en séduire plusieurs, un album qui ne deviendra peut-être pas un classique… du moins, pas plus que C'est ma cause! Plus commercial que le premier, moins enragé que le premier mais tout de même un bon album dans la logique des derniers tubes relâchés par Faf Larage dernièrement (« Pas le temps », « Ta meuf (la caille) ») mais tout de même avec ses quelques morceaux qui ne manqueront pas de nous rappeler des titres du premiers album (« Ta meuf (la caille) » – « Le fainéant à la mer », « Le brancheur » – « Putain de soirée de merde »).

Pistes à écouter:

-Ta meuf (la caille)
-C'est de l'or (ft. Taïro)
-Prise d'otages

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Critique de « Dontcha – État brut »

Dontcha - État brut

Rappeur belge qui a déménagé en France afin de mieux percer et pour percer, il a percé. Après quatre merveilleuse mixtapes qui sont devenues de réelles pièces de collection, il a réussit à signer chez Sony et quelques années après, il nous offre son premier effort solo («Les bords du fleuve») qui maintenant est devenu un classique pour plusieurs. Il est aussi un des ces nombreux artistes que j’avais invité l’année dernière sur ma première mixtape (Contre toute attente) et il m’avait permit d’utiliser un son de ce projet que je critique maintenant («Reste trankil»).

Dontcha nous revient maintenant en indépendant, toujours avec la même voix, le même flow mais un peu plus dur dans son style. Si dans son premier album, il avait des featuring très prometteurs (M.A.S.S., La vipère, James Delleck, Laddjah & Dexter) et maintenant sur ce street-album, il n’a que des gros noms qui n’ont plus besoin de faire leurs preuves (Diam’s, Sinik, Pit Baccardi, Jacky Brown du Nèg’ marrons, Tandem, Zoxea, Lino & Calbo – ces deux derniers forment le groupe Ärsenik).

J’avais été complètement séduit par son premier album que je n’ai pu me contenir lorsque après près de sept ans d’attente, il annonce finalement son deuxième projet. Un street-album, certes mais finalement un projet où je pouvais voir son évolution. Dès le premier morceau («La rue c’est bang bang»), je suis emballé… il n’a pas évolué d’une mauvaise façon, il est même resté presque le même.

Il a toujours autant de rimes recherchées, autant de jeux de mots, autant de talents que sur son premier projet. Ce qui rend cet album différent du premier, si on ne prend pas en compte les featurings, ce sont les sujets abordés. Dontcha nous parlera plus de la rue («La rue c’est bang bang», «Ghetto street», «C’est ma zone»), plus de violences («Rien à perdre», «Danga, danga», «Bombe à retardement») mais sans oublier de nous parler de la situation du RAP en France («C’est l’bordel»), sans oublier d’en placer une pour les jeunes qui jouent aux durs («Reste trankil»).

Et en bonus, nous avons le clash qui a fait le plus de bruit l’année dernière. Dontcha contre Zoxea, vidéos en plus dans le CD. Dès le premier round le D.O.N. prennent le dessus sur Zoxea qui sera beaucoup mal mené dès le début du premier round. Faut-il vraiment rappeler que Dontcha est un improvisateur hors-paire? Mais Zoxea se rattrape bien dans le deuxième round, vraiment à voir ou à écouter… non seulement on verra les talents d’improvisateur de Dontcha et Zoxea mais aussi, nous verrons leur clash qui est très humoristique par moments!

Bref ce street-album saura plaire à ceux qui auront aimé «Les bords du fleuve», à ce qui aiment du RAP dur sans tomber dans le hardcore ou la violence gratuite. De bons beats, un excellent mixage, de bons lyrics et des rimes recherchées (même sur le clash!). Un street-album qui laisse beaucoup espérer pour le prochain album qui devrait sortir au courant de 2007, et déjà son clip «RAP criminel» circule déjà sur le net!

Pistes à écouter:
-Ghetto street (ft. Diam’s & Sinik)
-Rien à perdre
-C’est l’bordel (ft. Lino)

Dontcha est de retour… et à l'état brut!

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Critique de Los corocos

Los cocorocos

Enfin une production latino-américaine unissant deux styles de musiques totalement différentes l’une de l’autre et pourtant très bien réussies. On y retrouvera un style de musique latino très en vue ces dernier temps : le reggaeton, mais on y retrouve aussi un style très latino américain, très chaud et excellent pour danser : la salsa. Détrompez-vous, ni l’un ni l’autre style ne sont en manque de popularité et se sont unit dans le seul but de tenter de recréer cette ambiance que l’on pouvait retrouver dans les cabarets au début de la salsa.

Le disque commence avec ce poète de la rue, Gallego, que Don Omar s’efforce de promouvoir depuis longtemps. Gallego a sortit son album solo, des pures poésies urbaines sur des fonds de reggaeton, rap ou reggae, cet artiste ne manquera pas de nous rappeler Grand corps malade en France! Ce poète urbain latino nous présentera brièvement le projet, nous résumant fantastiquement l’ambiance des cabarets au début de la salsa.

Après la brève introduction, Don Omar s’unira à un très grand nom de la salsa : Gilberto Santa Rosa, et ensemble ils nous offrirons un excellent morceau de salsa. Don Omar qui avait pu nous prouver sur son dernier album (« King of kings ») qu’il était plus qu’un rappeur, plus qu’un chanteur de reggaeton sur différents airs et maintenant sur Los cocorocos, il confirmera sa place de chanteur et non plus de rappeur ou chanteur reggaeton. Don Omar est rendu à une autre étape, bien que la présence de Gilberto Santa Rosa l’a sans doute beaucoup aidé!

Nous verrons aussi un artiste reggaeton que Don Omar invite sur toutes ses productions : Tego Calderon qui, à, force de traîner avec Don Omar, améliore son flow et ses techniques afin de mieux briller après que son clash contre Polaco l’aille complètement anéantit et salis son nom. Nous ne retrouverons pas que Tego Calderon sur le projet comme artiste reggaeton connus, il y a aussi Zion et Voltio. Zion qui a déjà beaucoup de mal à se démarquer des artistes reggaeton par sa voix trop claire, finira par trouver un peu plus sa place dans ce style de musique mais n’arrivera pas à se démarquer face à Domingo Quiñones. Voltio quant à lui, performera en solo sur un style plus reggaeton que salsa, donc pas grande prouesse mais un très bon morceau par contre. Du côté des «salseros» nous n’avons pas que Gilberto Santa Rosa et Domingo Quiñones de connu, il y a aussi Victor Manuelle et Tito Nieves qui ne manqueront pas de donner du poids au projet.

Si Zion a du mal à se démarquer de Domingo, la jeune rappeure La sister n’aura aucun mal à briller aux côtés de ce «salsero» sur un morceau plus reggaeton que salsa mais très bien mixé que les artistes nommeront ce nouveau style : Salaton!

Finalement, cette production est l’une des plus belle réalisée en 2006. Une merveilleuse expérience que d’entendre des artistes salsa se prêter au reggaeton et ceux du reggaeton performer sur de la salsa.  L’ambiance des cabarets de l’époque? On s’y croirait presque!

Ce disque saura plaire à tous les fans de musique latine, à tout ceux et celles qui aiment danser qui aiment le reggaeton. De la pure musique latine aux airs urbains qu’apporte le reggaeton, idéale pour faire danser et réchauffer les cœurs.

Pistes à écouter:
- Don Omar – Los hombres tienen la culpa (ft. Gilberto Santa Rosa)
– Tego Calderon – Che che cole (ft. Victor Manuelle)
– John Erick – Los gorditos (ft. Pedro Brull & Tito Nieves)

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Critique de “La fouine – Aller-retour”

La fouine - Aller-retour

Nous avons sans doute pu découvrir La fouine, il y a quelques années grâce à son premier EP « J’avance », sinon sur les compilations « Planète Trappes », sinon ce fût carrément avec son premier album « Bourré au son ». La fouine a sans doute pu se faire connaître grâce à « Autobiographie » extrait de son premier album, le clip a sans doute beaucoup aidé… mais ce qui a sans aucun doute fait le plus jaser de lui est son clash contre Kamelancien. Un clash qui prit des dimensions inattendues.

La fouine revient après un premier album assez bien reçu par la critique, plusieurs vidéos clips suivirent, il a fait ses preuves! Il nous revient maintenant avec son deuxième album solo « Aller-retour », un album avec des airs plus américains que ce que la France nous a habitué (à l’exception de quelques artistes, bien entendu).

Certains diront que c’est ce qui fait la force de La fouine, son style américain, ses beats à l’américaine… alors que d’autres n’hésiteront pas à crier à la légèreté mais lui pardonneront car le genre oblige. Par contre, on doit bien reconnaître que ce fier représentant du 78 tombe dans le RAP pour adolescents depuis « Groupie love » apparu sur « Bourré au son ».

Si le défi du premier album fût de réussir à faire du RAP français à la saveur américaine, le défi a été relevé avec brio surtout grâce à Animalsons. La fouine revient sur « Aller-retour » avec Animalsons mais aussi avec Focus que l’on peut retrouver sur les derniers albums de Snoop Dogg, The Game et Dr. Dre. Ce disque aura donc des beats très américains et défendus aussi bien que La fouine pourra le faire. On notera que le rappeur n’a fait appel qu’à deux gros noms pour des featurings sur l’album : Booba qui est très en vue dernièrement en France, malgré que plusieurs déplorent ce qu’il est devenu et son clash avec Sinik, et à Amel Bent qu’est une véritable référence R&B, à découvrir pour ceux qui ne la connaissent pas encore!

Sur le plan des instrumentales, nous remarquerons le travail exceptionnel de Focus et Animalsons malgré que sur la chanson où apparaît Amel Bent (« Tombé pour elle ») provient d’un sample utlisé par le groupe Ul’team Atom. Côté lyrics, La fouine n’est pas là pour nous amener du RAP intelligent malgré quelques morceaux (« Qui peut me stopper? », « Je regarde là-haut »), il est là pour jouer les durs (« Reste en chien », « Laissez-moi dénoncer » ou « On s’en bat les c******s »), il est là pour parler de son vécu (« Qui peut me stopper? » ou « Drôle de parcours »), il est là pour rapper pour le fric comme il le disait si bien dans son premier album… il le confirme dans ce disque.

C’est un disque varié, cela faut lui accorder, un album qui saura plaire aux jeunes, à ceux qui aiment le RAP américain… un disque varié par ses instrus, par ses sujets abordés, par la façon d’interpréter du rappeur. On le remerciera sans doute de ne pas avoir trop clasher Kamelancien et cela est pour le mieux.

Finalement, cet album ne marquera peut-être pas l’histoire du RAP mais saura certainement distraire son propriétaire à quelques occasions!

Pistes à écouter:
- Qui peut me stopper?
- Reste en chien (ft. Booba)
- Ma tabatière (chronique d’un dealer)

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