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Redécouvre mes classiques : Bad News Brown

Ce n’est plus un secret pour personne : Bad News Brown est mort. Pratiquement tous les médias de masse ont couvert l’incident et puis tout le monde m’en a parlé. Ma matante, ma belle-mère, mon petit cousin qui sait que je tripe hip-hop . On me demandait si je le connaissais pis naturellement je répondais oui. Sauf qu’en réalité, ce n’était pas vraiment vrai. Oui, Bad News Brown, c’est un nom que je connais depuis des années, je sais que c’est une tête importante de la communauté mais je n’ai jamais été assez curieux pour aller voir ce qu’il faisait. Je l’ai vu assez tard en concert; à Hoodstock en 2009. J’avais été très impressionné par son harmonica mais au moment où je l’ai vu, j’étais assez saoul. Donc le lendemain, j’étais trop occupé à chialer mon mal de tête pour fouiller pour de la nouvelle musique. Et le surlendemain, j’avais déjà passé à autre chose.

Sauf que depuis une semaine, je n’ai pas d’autre choix que d’écouter sa musique. Tout le monde la partage et la repartage sur Facebook. J’ai compris que je passais à côté de quelque chose en ignorant Bad News Brown. J’arrive rarement à m’attacher des rappeurs, surtout parce qu’ils se ressemblent assez souvent… Celui-ci fait exception à la règle. Voyez le par vous-même :

Le terme est peut-être un peu fort mais… Jamais ne mourront les légendes. À la tienne Bad News Brown.

Redécouvre mes classiques : Farfadet

J’ai décidé de changer le nom de la chronique… Je vais appeler ça Redécouvre mes classiques à la place de Redécouvre tes classiques. Parce que c’est tellement une question de goût. Tsé, il y a beaucoup de choses qui ont passé dans le beurre mais pour certaines personnes c’est un fuckin’must. Est-ce qu’on peut tous dire que Sans Pression – 514-50 Dans Mon Réseau est un CD à avoir dans sa collection? C’est discutable. Est-ce que tout le monde aime La vi ti neg de Muzion ? Je suis certain que non. Mais c’est quoi un classique alors ?

Le terme classique désigne également un auteur ou une œuvre considéré comme digne d’être un modèle pour les autres artistes.

Donc, c’est un modèle. Il y en a des tonnes dans le hip-hop québécois. J’ai les miens et vous avez les vôtres. En ce moment, je pense à Farfadet. Juste avant d’écrire ces lignes, j’ai été le voir sur Facebook… Je lui disais que j’étais en train d’écrire une chronique sur lui et la première chose qu’il m’a répondu c’était : «J’ai-tu un classique?». Pis il avait raison. Farfadet, c’est un no name pour pas mal de monde. Pas pour moi. C’est un artiste que je respecte et, oui, je pense qu’il mérite d’être pris comme modèle. Le gars est en train de devenir un des meilleurs beatmakers au Québec. Les SP, Cobna, Kasper, St-Saoul, Damien passent toute par lui. Après ça, c’est un des gars qui donnent les meilleurs performances en spectacle. J’exagère même pas. Je traine dans les shows depuis l’âge de 13 ans (et j’en ai 26), donc disons que je suis capable de reconnaître un bon artiste sur scène. Je pense que je l’ai jamais vu se fucker en show. Il a enregistré sa Session Microfilm en 2 takes (pis c’est parce qu’il ventait trop fort pendant la première). Pis, évidemment, c’est un bon rappeur. Récemment, il a fait le saut à Musique Plus ; il a gagné la première place pendant le concours de la compilation HHQc, ce qui lui a permis de jouer sa chanson avec Rymz et Racine. En plus, son dernier clip vient d’être accepté sur les ondes. Il a joué à Palmarès et à l’émission 3-4, où on a présenté un petit topo sur lui. Bref, ça va bien depuis quelques temps.

Mais Farfadet n’est pas né hier. En 2002, il était déjà sur la compilation Ruffneck présente : Bombeat et il a un album derrière la cravate. Sauf que ce n’est pas tout le monde qui le connait depuis longtemps. Dirty Taz le nommait comme découverte de l’année dans notre rétrospective 2010 et ce n’est pas le seul qui a passé à côté de ses rap.

Je dirais à ceux là d’aller écouter Parler au nom d’une nation, son premier album. Juste pour vous, un extrait qui joue souvent dans mes écouteurs :

Il est temps en vain d’prouver enfin ce que je vaux.

Word. Allez, vas-y man.

Redécouvre tes classiques : Rime Organisé

J’ai chialé dans ma dernière chronique, comme quoi le monde aimait pas Redécouvre tes classiques. Finalement, j’avais tout faux… J’ai reçu ben des commentaires pis ça m’a fait réaliser que si je veux des feedbacks, ben j’ai juste à les provoquer… Non pour vrai, tout ça pour dire que la chronique va rester mais ça sera peut-être plus une hebdomadaire. Surtout parce que j’ai encore sauté une semaine. Mais là, avant de commencer, il faut absolument que je justifie mon retard, parce que c’est presque (!) pas de ma faute. Je savais déjà de qui j’allais parler dans ma chronique, dès que Manu a gagné le félix à l’ADISQ dimanche passé. Le gros problème, c’est que le track que je voulais mettre dans la chronique n’était pas sur YouTube pis je voulais absolument mettre celui-là. Fa’ que, j’ai gossé toute la semaine à chercher comment faire un vidéo à partir d’un mp3 et d’une image. Avec Linux, c’est pas toujours facile de trouver ce qu’on veut faire. Pis j’ai jamais trouvé. Alors, j’ai envoyé un cri détresse sur Facebook et Pélo m’a répondu. Il m’a même dit qu’il pourrait faire tous les vidéos que j’ai de besoin. Parle moi de ça.

Celui que je voulais montrer aujourd’hui, c’est Jour de pluie de Rime Organisé. La première formation de Manu. Dans le temps où il n’y avait pas de Militari dans son nom. Mais c’est pas si vieux, je devais avoir 18 ou 19 ans quand j’ai découvert ça . C’était en 2003. À un Hip-Hop 4 ever, un concours qui récompensait les groupes hip-hop locaux. Je découvrais aussi les Stan, Drastic et Charif. Les autres membres du groupe, presque tous encore proches de Manu Militari ; Stan est d’ailleurs le back vocalist officiel (avec OTT) de Manu dans ses shows. Le track ci-dessous est tiré du premier mixtape Contrebande. Et pour moi, c’est un des meilleurs du projet. Jugez par vous-même.

Redécouvre tes classiques : Gerv

Bon, ça commence ben, la chronique vient juste de voir le jour pis j’ai déjà skippé une semaine… Pas que j’ai pu d’idées, ni que j’manque d’intérêt. C’est plus parce que j’suis dans le rush de rédaction. Le nouveau numéro de Casse Sociale sort bientôt pis j’ai plein d’affaire à écrire. Mais de toute façon, je pense pas que cette chronique va s’éterniser très longtemps parce que j’remarque pas l’intérêt des lecteurs… Pour vrai, d’habitude quand j’sors une critique, j’ai des feedbacks de tous les côtés pis là, pratiquement rien. Alors quoi bon ? Anyways, assez de blabla pis allons direct au but. J’ai décidé d’y aller cette semaine avec Gerv (de Gerv et Mosa J), c’est un gars que j’écoute encore presque toute les jours depuis le secondaire. À l’époque, j’avais même pas d’info. sur lui. Je pense que j’avais downloadé ses tunes sur Souslaterre ou quelque chose du genre. Pis si je parle de lui aujourd’hui, c’est parce que je viens juste de le retrouver sur Facebook. Il a d’l'air de chanter encore ou de s’y être remis y a pas long. Il a tout upload ses vieux hits sur YouTube, même un nouveau track.  Ce que j’écoute de lui principalement, c’est Ado-presto. Ça me rappelle de bons souvenirs. Et peut-être à vous aussi : si on écoute bien, il parle du salaire (minimum) qu’il gagnait; 6,90$, c’était ça dans le temps. Tout le monde s’en souvient ?

Redécouvre tes classiques : C-Drik

Après 83 et Chub-E Pelletier, je vais continuer cette semaine avec un autre rappeur qui est toujours des nôtres. Actif dans la scène depuis le milieu des années 90. C-Drik est toujours aussi présent et pesant. Si on suit moindrement la scène hip-hop, on l’a forcément remarqué, même si on vient juste d’arriver. Il y a eu Complys, Les Chiefs, son émission Micro-Onde, ses apparitions au Word UP! Battles comiques comme ça se peut pas et son animation tout croche et bien assumée au camping de Rawdon pendant le festival C’est Hip-Hop chez nous. C-Drik, c’est un peu le mononcle colon qu’on est content d’voir dans un party d’famille. C’est aussi le gars ben terre-à-terre pis le fun. Alors, pour ceux qui ne l’ont pas connu avant, j’ai fait une petite recherche rapide sur YouTube pour déterrer quelques classiques… Si vous voulez en voir plus, allez en chercher vous-même, c’est très facile à trouver.

Et un classique à en devenir, son dernier clip :

Redécouvre tes classiques : Chub-E

Aujourd’hui, quand on pense à Chub-E Pelletier, on a toujours le famous infographiste du rap queb en tête, ça ou bien le gars qui a sorti l’album Ma musique, un classique de 2008 (on peut-tu dire ça ?). Mais Chub-E Pelletier remonte à beaucoup plus loin que ça. Tout le monde se rappelle (et là je prends pour acquis que vous êtes des initiés du hip-hop) du groupe Micks Familia. Moi, je l’écoutais au secondaire, sans même savoir qui en faisait partie. J’ai découvert Chub-E beaucoup plus tard… Avec l’album « La Pénétration ». Après, j’ai connu ce qu’il a sorti avant : des tonnes de mixtapes et un premier album solo, Les préliminaires

Mais il y a quelques mois, il a produit un genre de best-of, nommé « Retour vers le futur ». Il retrace les débuts de son rap jusqu’à aujourd’hui, de 1999 à 2010. C’est la chance pour vous de découvrir le Micks Familia, Chub-E sans le Pelletier, l’époque fulgurante de BBT (avec 2e Monde pis toute) et son nouveau stock. Un must. En vente un peu partout, surveillez le http://www.chubpelletier.com!

Redécouvre tes classiques : 83

Voici la première d’une courte série de blogpost qui aura pour thème « Redécouvre tes classiques » Je commence avec le 83. Premièrement, parce qu’on en parle déjà sur le site et deuxièmement, parce que c’est un des plus vieux souvenirs que j’ai de la scène hip-hop. Après Dubmatique, LMDS et L’Assemblée (ben oui), ce groupe-là a été un des premiers que j’ai vu en show. À cette époque, c’était la folie dans les écoles secondaires. On ne parlait que du brochet de BIC…

T’en souviens-tu ?

Clique ici pour redécouvrir le 83 !

Je reviens bientôt avec d’autres classiques du rap québecois. En attendant, tu peux toi aussi partager tes classiques… Envoie-moi un email à kr@hiphopfranco.com et ça va me faire plaisir de publier ça !