Article tagué Casse-Croûte

Le FER annonce sa journée hip-hop

C’est confirmé, les prochains invités hip-hop du Festival d’Expression de la Rue seront Casse-Croute, Showme & Webster, Aspect Mendoza et Dézuets d’Plingrés. Un open-mic animé par Téhu (Dézuets d’Plingrés) entamera la soirée. Le 26 juillet prochain à la Place Pasteur. Pour plus d’informations, visitez le http://www.pairs-aidants.org/fer/ ou l’événement Facebook.

Dj Horg – Printemps Érable

Vous pouvez maintenant télécharger Printemps Érable de Dj Horg!

Dj Horg – Printemps Érable

Sadam Huss’ lancera Juste fais-le

C’est finalement mardi prochain, le 25 octobre 2011, que Sadam Huss’ du collectif Casse-Croute sortira Juste fais-le, son premier album solo. En vente sur iTunes et sur l’autre… Nah tsé.

Écoutez le premier single vidéo par ici.

La fête nationale du mc 2

C’est confirmé, la deuxième édition de La fête nationale du mc (l’événement hip-hop en camping) est confirmée. J’espère que ça va être un peu mieux organisé (un peu d’éclairage et un meilleur son cette fois-là ?!) cette année parce que la liste des rappeurs est pas mal intéressante. Checkez ça :

Où est-ce que s’arrête l’underground ?

Récemment, j’ai reçu un communiqué de presse qui confirmait la présence de NOFX au prochain Rockfest de Montebello. Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe-là (je prends aucune chance étant donné que j’écris d’un blogue hip-hop), c’est une formation punk (punk rock/skate punk pour être plus précis) active depuis environ 25 ans. Elle a sorti près d’une vingtaine de projets donnant des chiffres de ventes dans les 6 chiffres. Même une télé-réalité porte son nom. Bref, un groupe avec un gros curriculum vitae qui n’a oh plus besoin de présentation. Et le communiqué dont je vous parlais présentait le groupe comme étant underground. On s’entend-tu pour dire que même si ta matante n’a jamais entendu parler de ce band-là, c’est impossible d’utiliser le terme underground pour décrire NOFX.

Aujourd’hui, j’ai vu la compagnie de disque Indica (Vulgaires Machins, Xavier Caféine, Les Trois Accords pour ne nommer que les plus connus) parler de sa présence au Salon du disque et d’art underground qui aura lieu en fin de semaine. Je me suis tout de suite posé la question suivante : Est-ce que Indica se considère réellement underground ou bien elle profite simplement de la tenue d’un événement pour aller vendre des records?

Ce qui m’amène à poser la question suivante : Qu’est-ce que l’underground et où s’arrête-t-il?


Toé, Wikipedia, qu’est-ce que tu en penses?

Underground est un mot anglais signifiant littéralement « sous-terre ». Il peut en particulier désigner :

Culture underground, culture alternative, en marge de la société, tenue à l’écart des médias de masse

Donc, Indica Records n’est pas underground pis NOFX non plus. Désolé les boys. À moins que vous vous opposez à cette définition.

Je baigne dans cette culture-là et entendre des trucs du genre : Indica sera au Salon du disque et d’art underground me fait encore plus chier qu’un puriste hip-hop qui entend parler de Omnikrom comme étant un groupe qui fait dans le rap (gros inside, les concernés vont comprendre). À ce moment là, j’aimerais qu’on se pose les vraies questions, qu’on se réapproprie le terme ou du moins qu’on lui donne un sens.

Personnellement, quand j’utilise le terme, je pense à des artistes comme Casse-Croute qui descendent dans la rue pour vendre leurs propres disques ou comme Monk-e qui refuse d’être vendu chez Archambault. Même chose avec Jeunesse Apatride qui eux poussent même jusqu’à refuser leur participation à des concerts où les billets se vendent plus de 10 dollars, qui ne veulent pas non plus de vidéo-clip en rotation. Mais qui ont un crowd fidèle à chaque concert, des tournées derrière la cravate et des albums distribués un peu partout sur la planète. Je pense à des artistes qui concilient difficilement travail et musique, qui voient cela comme un passe-temps plutôt qu’une carrière, qui ne sont ni membres de l’Union des artistes, ni reliés à SOCAN d’aucune façon, qui ne préparent ni communiqué de presse, ni single officiel lorsqu’ils lancent un album. Des artistes qui ne vont pas voir Musicaction lorsqu’ils manquent de fonds, qui comptent que sur leurs concerts pour remplir leur bas de laine et qui ne refusent en aucun cas un booking même s’ils ne sont payés qu’avec de la bière. Parce que jouer les tient en vie. Certains rêvent d’en vivre mais la plupart rêve simplement d’elle [la musique]. Et là je parle seulement des plus radicaux, de ceux qui sont bien dans cette culture-là, qui y sont par choix, de ceux qui jamais ne vivront de leur musique.

Maintenant, si je vous pose la question : où est-ce que s’arrête l’underground? Qu’allez-vous répondre?

St-Saoul – Hors-Série

St-Saoul, pour les gens qui s’intéressent quelque peu à l’actualité de la scène hip-hop montréalaise, n’est guère un de ces artistes qui nécessitent une présentation détaillée. Les faits sont là : présent depuis le début des années 2000, le jeune homme a déjà fait ses preuves au sein de collectif ou en solo.

Plus récemment, il est parvenu à faire parler de lui grâce à ses apparitions mouvementées lors des Word Up ! Battles notamment contre un certain Koriass où il a pu mettre sa rage à profit dans une joute verbale enflammée.

En somme, on nous offre cette fois un album sobre, à l’ancienne, teinté d’une nostalgie bien assumée. Beaucoup plus simple et dénudé que le précédent. Les festivités semblent avoir pris fin, ou du moins elles s’arrêtent l’espace d’un instant, invitant à la réflexion, question de faire le point sur le passé. Les beats laissent donc toute la place à la voix du rappeur qui parvient inévitablement à créer une forme d’intimité entre l’artiste et son public. Grâce à une plume poétique mêlée d’une sincérité qui étonne; il est facile de se reconnaître ou de reconnaître des gens de son entourage au cours des 14 morceaux offerts, qui narrent généralement l’ascension et, la drogue n’étant jamais bien loin, l’inévitable descente de l’artiste. Bien sûr, des invités sont présents (Freddy Gruesum, SPS, Kardinal et quelques autres) mais l’ensemble reste fondamentalement intimiste.

Hors-Série prend ainsi des airs de confidence qu’on écoute tout au long avec grand intérêt.

Au fil de l’écoute, la nostalgie est omniprésente, elle se caractérise notamment par un mépris bien senti pour ce que l’artiste estime être devenu le hip-hop grillz & tight t-shirt rose, cette prise de point de vue est consacrée notamment grâce à une interview satirique et exclusive entre St-Saoul et le fameux Shalik Maheed, pour les mecs et les dames qui veulent connaître le time! Un clin d’œil moqueur, très drôle et qui détonne énormément avec l’atmosphère cynique de l’album.

Mais, finalement, cet album est-il une forme d’exorciste pour un homme désireux de faire une croix sur les démons du passé ? Une forme de Redemption Song version rive-sud ? Quoi qu’il en soit, la souffrance semble avoir été et continue d’être une source d’inspiration pour de nombreux artistes, St-Saoul visiblement n’y échappe pas et vient offrir aux fans de quoi être satisfait pour quelques temps.

Le Bon Docteur

Frank y brag to the basic

J’avais un peu de difficulté à introduire ce projet-là… Simplement parce que Franky Bragg est un nom assez nouveau pour moi. Donc, je l’ai carrément appelé pour en savoir plus à son sujet. « Je rap depuis les débuts des années 2000 et je dois avoir fait une cinquantaine de shows mais Bragg to Basics est mon premier projet alors j’aimerais être introduit comme un newcomer », avance Franky Bragg en toute modestie. En effet, c’est avec ce EP qu’il fait sa vraie entrée dans le game. Entouré depuis le début de Dirt Diggler, partenaire de son groupe 2 Dime, Chukk James, ainsi que de Loud and Lary, le rappeur est également proche du Casse-Croute, l’étiquette indépendante qui nous offre Bragg to Basics, son premier album.

Et comme les gars du Casse, il mise sur la technique ; les rimes et le flow. Des textes qui se rapprochent des clichés hip-hop ; du hustle, de la drogue, des sorties dans les clubs et surtout de la grosse vantardise sale. Mais Franky est un personnage et on le remarque tout au long de notre écoute. Et puis, des tracks comme « Illusions » arrivent à nous faire réfléchir : c’est deux gars qui sont pris dans la galère, dans l’illusion qu’apporte la drogue, deux gars qui se questionnent même si leur « dépendance » ne leur causent pas de problème pour l’instant…

On s’attend souvent à entendre un gros son commercial quand on parle de brag, mais avec Chukk James, qui assure la production complète du projet, c’est totalement le contraire. On nous amène dans un vibe légèrement old school. Loin de la tendance de l’heure. Comme on l’entend dans le projet, Franky est le « backpacker du brag ». En ce sens, « Bragg to basics » est certainement le terme parfait pour décrire l’album. 30 minutes de headbangers qui plairont à n’importe quel amateur de Hip-hop.

Voici un extrait:

-krlep0ser

Mailhot – Mon mixtape

Mon MixtapeC’est en 2005 que Mailhot fait son apparition dans le milieu du rap québécois avec son groupe Les Gars D’Bouch. Il participe au mixtape « Un peu trop homemade » et rejoint le collectif Casse-Croute l’année suivante. Rappeur avec une multitude de talents : infographiste, graffiteur et skateboarder, Mailhot reste tout de même un artiste discret en marge des groupes auxquels il participe. Il reste caché derrière toutes les pochettes du Casse-Croute et son nom apparait à peine sur son propre projet.

Mailhot est simple, vrai et intègre, c’est ce qu’on apprend avec « Mon Mixtape ». On remarque donc enfin son vrai visage avec ce projet, fruit de trois ans de travail, non intensif bien sûr. Mailhot manque parfois de temps; il occupe à certains moments trois emplois et malgré tout ça, le manque d’argent l’empêche d’opérer.

Le temps et l’argent sont justement deux thèmes qui reviennent du début à la fin. Ces éléments sont évidemment des embuches pour l’artiste lorsqu’ils brillent par leurs absences. La piste « Le temps » décrit très bien la situation. Mailhot nous parle aussi beaucoup de sa plume, de son rap, de son acharnement et de ses rêves au travers la musique. Ce qu’on retient surtout chez le MC, c’est l’intégrité. L’amitié et la fidélité sont des valeurs très importantes pour lui : il parle d’abord pour les siens, passant de ses fans à ses amis. Mailhot a certainement le potentiel de nous toucher et c’est justement ce qu’il veut faire.

« Mon Mixtape » nous accroche avec un ton de voix relaxe, un flow posé qui s’accorde à n’importe quel beat ou artiste. Il passe radicalement des sons plus tranquilles aux headbangers sans toutefois nous déboussoler. Il réussit à nous calmer, mais aussi à nous faire bouger : un must pour tout adepte de rap.

Voici un extrait :

- Samuel « krlep0ser » Daigle-Garneau