Article tagué jamaï

Entrevue: K6A – Kosséça !?!

Fou Raccoon Party pour le lancement du premier album officiel du K6A !?!

L’entrevue vidéo, un peu bruyante mais très intéressante, se décline en deux parties :

Partie 1) Kosséça !?! : L’album
Partie 2) K6A !?! : Le collectif

Les fans connaissent les projets précédents (Ménage de printemps, Vente de garage et Polalbum), qui étaient des compilations pour rassembler des tracks enregistrées par-ci, par-là. Kosséça est le premier projet à avoir été construit comme un album. C’est la première fois que le K6A se présente en tant que groupe de rap, selon FiligraNn. C’est-à-dire que tous les rappeurs du collectif se présentaient chez Jamaï, le dimanche, pour brainstormer sur des sujets et des beats, en vue de faire cet album ensemble (…)

Lire la suite et voir l’entrevue vidéo ->

More >

Une suite pour les Session Microfilm

L’été dernier, un vidéo mal enregistré tourné dans un abribus débarquait sur les internets. C’était St-Saoul et une gang de musiciens bizarres qui performaient sa chanson J’laisserai jamais tomber. Les commentaires étaient unanimes; le vidéo était d’un rafraichissement. Assez pour que 33MAG s’intéresse au concept. La vitrine spécialisée en WebTV a donc sauté sur l’occasion pour en créer un projet d’un tout autre niveau. Le projet Session Microfilm était né : une caméra, une musique de Pif Paf Hangover, un rappeur invité et un lieu inusité. Il a mis sur pied une première saison et, maintenant, c’est le tour de la deuxième.

J’en ai profité pour rencontrer l’équipe pendant le tournage de cette nouvelle saison, qui avait lieu pendant la fin de semaine du 14 au 16 janvier dernier. Je l’ai rejoint le dimanche midi dans une patinoire extérieure. Sur place, les musiciens préparaient leurs instruments et Krooks, le rappeur invité, enfiellait ses patins pour compter des buts au filet, question d’avoir un peu de jus pour la capsule.

Il faisait froid, même avec les gants pis la tuque. Tout le monde sautillait et moi aussi, on essayait de trouver un peu de chaleur en sacrant les joies de l’hiver. «Il fait frette en crisse, rétorque Manu, le claviériste du groupe. Et c’est dur pour les doigts, ajoute Maxo, le guitariste». Au moins, quand le tournage était terminé, le groupe pouvait aller se réchauffer une bonne heure, mais après un autre rappeur les attendaient à l’extérieur.

Aujourd’hui, ce n’est pas le rappeur qui freestyle
Si dans le milieu hip-hop, le rap se donne souvent à l’improvisation, avec Session Microfilm c’est tout le contraire. L’artiste invité chante une chanson déjà écrite mais le reste est tout fait sur place. La musique n’est pas préparée : les gars du band écoutent le morceau un 30 secondes et recréent l’air en moins de 2 minutes, sinon ils y vont selon le feeling du moment. Krooks vous le confirmera : «L’expérience s’est déroulé super vite, les gars étaient professionnels. Ils ont conçu le beat en tellement peu de temps, c’est mongol». Les instruments sont aussi décidés on the spot, les musiciens en apportent beaucoup mais ne les utilisent pas tous à chaque capsule. «Là, c’est différent parce qu’on fait ça l’hiver. On a choisi des instruments qui ne se désaccordent pas à l’extérieur; des xylophones, un kalimba, un drum machine… Explique Maxo». Même les lieux de tournages sont improvisés. Évidemment, ils sont prévus à l’avance mais plusieurs contretemps font qu’ils sont souvent modifiés à la dernière minute.

Changer le rap d’environnement
Le concept de base est de sortir le rap de sa zone de confort et de le réconcilier avec la musique. «Ça fait longtemps qu’on fait ça avec nos amis hip-hopeurs, Milord ou St-Saoul. Les gars rappent et, au lieu d’avoir un beat, nous, on fait de la musique avec des instruments. Tout ce qui est entre en compte maintenant, c’est qu’on a une caméra de braqué sur nous. Et comme ça fonctionne, on le fait avec tout le monde, raconte Maxo. Les rappeurs ont l’air d’avoir du plaisir et c’est plus organique». En effet, l’exercice des Session Microfilm permet aux rappeurs de sortir de leur milieu. En plus, c’est une bonne vitrine. «Les capsules font la promotion des artistes à l’extérieur de leur univers. On les voit en dehors des Word Up! Battles ou de leurs de mixtapes, sous un autre angle, c’est plus naturel. Et, personnellement, c’est ça que je trouve intéressant, avoue OG, le réalisateur du projet». Mais le participant ne pense pas toute de suite à la promotion. L’épreuve y est pour quelque chose. «Moi, si je l’ai faite [la capsule], c’était aucunement pour pluggé mon prochain album, l’expérience tout court me fascinait, confie Krooks. Je le recommande à tout le monde qui aime la musique. J’imagine seulement faire tous les tracks de mon album dans des lieux et des ambiances différentes et je capote, termine-t-il». Reste à voir si l’éclectique liste d’invités, les Obia Le Chef, C-Drik, Terio & Fly, Milord & Feedback, Alaclair Ensemble, Jamai & P-Dox, Loe Pesci, Linso Gabbo et les Freshmakers, a autant apprécié l’expérience avec Pif Paf Hangover.

Session Microfilm 2, dès le 21 février 2011 sur le web de 33MAG.
Une réalisation d’Olivier Guillemette (Montréalisme, 16Bars, La Rue du Hip-Hop) avec les retouches sonores de Jules Gosselin-Beaudet (le rappeur L) en collaboration avec Pif Paf Hangover.

Alaclair Ensemble – 4,99

Il y a quelque chose dans Alaclair Ensemble qui rappelle Movèzerbe. Pas nécessairement la saveur des beats. Certainement pas non plus les sujets abordés. Ni le son naturel produit par couches empilées. Mais peut-être seulement un esprit de groupe très fort, plongé dans le temps présent, dans lequel les membres prennent du recul face à leur passé musical pour construire quelque chose de nouveau. À mille lieux du convenu et de la routine.

Ensemble, Maybe Watson, Ken-Lo, Eman – et autres membres à temps partiel tels que Mash et Claude – proposent une galette solide, hétéroclite, où chaque pièce sort du lot dans sa façon de détonner avec la précédente.

Ainsi, ce qui aurait pu s’avérer être un défaut pour n’importe quel autre album est ici le principal centre d’intérêt. On aime le résultat final de 4,99 par sa façon de nous surprendre pendant près d’une heure, de toutes les façons possibles.

Ici, chaque couplet devient l’occasion de tester un nouveau flow, de s’en donner à cœur joie dans l’exercice de style. Des pièces comme Piles Comprises ou Les Brizasseurs de Fizzoules illustrent le talent indéniable des emcees et l’éventail très différent des aptitudes de chacun sur le micro.

Côté musical, on peut aussi constater l’éventail très hétéroclite des beats, témoignant d’un melting pot d’influences cuisinées à point. Tour à tour, Ken-Lo et Mash mélangent sonorités jazzy et funky à des recettes tantôt hip hop old school (J’tanné d’attendre, Fussy Fuss), tantôt plus électros (Alaclair, Ouin !?!).

Là où ça peut se gâter pour certains, c’est au niveau des textes, tous plus ou moins absurdes et remplis de références internes au groupe. Un genre de trip de drogue et/ou de grosse brosse mis en musique dont certaines parties sont très amusantes (Viande de chval, Nourcy), mais d’autres, plus difficiles d’approche, voire totalement inaccessibles (Lord Finesse Vs Percee P, Pour toi Michel).

Reste que ce premier disque d’Alaclair Ensemble témoigne d’un travail créatif plus que remarquable où le laisser-aller et l’absence de limites priment sur le format standardisé.

Petit conseil : promenez-vous toujours avec un petit cinq sur vous. On ne sait jamais sur quelle ligne de bus vous pouvez croiser Ken-Lo.

En concert le 8 octobre prochain au Café Chaos.

- Riff Tabaracci

Word Up Battles 3è Édition: Jam & P-Dox VS Slutwon & Krooks

Ce que j’ai vraiment aimé de ce battle là, c’est qu’il a été très solide malgré les nombreux blancs de mémoire du coté de Krooks et Slutwon, ce qui n’était pas le cas pour tous les battles qui contenaient du chokage. Ça veut dire que les punches étaient très forts, et ce, de chaque coté.

Vous pouvez prendre part à la discussion via notre forum

Hiphop au chaos, la mixtape

Hiphop au Chaos est la seule soirée mensuelle de la scène Hip-hop à Montréal . Depuis déjà deux ans, Bbrain et Josyane, les deux têtes derrière le projet, mettent sur pied à chaque mois des concerts rap d’une grande qualité. Aujourd’hui, pour célébrer leurs deuxièmes anniversaires, ils nous présentent la mixtape «Hiphop au Chaos» où se rassemblent les têtes d’affiches de la première année du projet. Malheureusement, ces soirées sont sur le point de s’éteindre et cette mixtape est la seule chose qui nous restera. Définitivement, une écoute attentive s’impose…

Réunir autant d’artistes différents sur un projet apporte sans aucun doute une très bonne diversité musicale mais aussi, certaines contradictions entre les textes véhiculés. Simplement que ces groupes ne partagent pas tous le même esprit. En ce sens, on regrettera peut-être les raps sexistes de Koudjo, Skeezo ou bien de Dirty Taz, mais on se soulagera à l’écoute de ceux de Monk.E. Autrement, ce CD plaira à n’importe quel amateur de rap. Il passera par le brag, le boombap, l’électro, le jazz, le reggae de Gundei au chant de Sola, du freestyle de Dramatik au 16 barres de FiligraNn, de l’humour de P-Dox, Jamai, Smile ou de Jeune Chilly Chill jusqu’au style un peu plus réfléchi de Nazbrok. Bref, c’est une pelleté d’artistes qu’y t’attend avec la mixtape «Hiphop au Chaos». Certain pourrait croire une compilation, mais un deejay suit tout au long de l’écoute. C’est Colbert, un québécois qui emprunte parfois le style français, parfois celui d’un animateur de radio ou de Francois Perrusse. Originale mais très peu connu, on se demandera qui est ce Colbert? Ce qu’on peut s’assurer, c’est que cette mixtape nous rejoindra automatiquement. Sinon, on n’aura qu’a skip jusqu’à ce qu’on trouve chaussure à notre pied.

Voici un extrait :

- krlep0ser

K6A – Ménage du printemps

Vous pouvez désormais télécharger gratuitement la compilation Ménage du printemps de K6A!

K6A – Ménage du printemps