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K6A – Polalbom
16/01/12
Eman & Ogden – Le roé c’est moé
17/10/11
Maybe Watson – Maybe Watson
23/06/11
Pour certains non-initiés, le premier album solo de Maybe Watson peut paraître complètement aberrant, dépourvu de sens, tellement les paroles semblent sorties de nulle part, patchées ensemble de n’importe quelle façon pour créer des couplets incompréhensibles entre des tentatives de refrains. Voilà pourquoi vaut mieux déjà avoir une petite idée de l’univers du rappeur montréalais pour apprécier cet opus de 14 chansons à sa juste valeur.
Au programme, un genre de synthèse de sa jeune carrière : des vieux classiques qui datent (Podrole – une reprise séquentielle de My Life Part II Remix – et l’inutile Snow Love), des refrains kitschs style Alaclair Ensemble (les contagieuses Loverboy et Peau de serpent), des paroles provocantes et humoristiques à la Word Up Battles (Mange un char, P.-S.,…) et des envolées lyricales typiquement watsoniennes (Truberly et l’indigeste Saint-Laurent).
En fait, rien de trop déboussolant ou nouveau pour Olivier Guénette (son vrai nom); seulement l’affirmation de son personnage, la consécration du style franglais et la volonté de rendre un produit fini, bien ficelé, qui se donne les moyens de ses ambitions à travers une production immaculée – signée majoritairement Claude Bégin et Mash.
Particulièrement, c’est du côté des collaborations que Maybe impressionne le plus. Pas seulement à cause du talent des rappeurs qu’il invite, mais également à cause de la fusion qui opère. Sur Les Gentils, par exemple, Watson, P-Dox et Jam réussissent tour à tour à attirer l’attention, se recoupant sans cesse pour montrer qui est le plus soft des trois.
Sur Props, la dynamique entre Wats, Eman et Koriass est différente, mais le résultat, plus classique, tout aussi louable. Chacun aborde le thème du «props» de façon différente, livrant un flow original qui colle aux couches légères, mélodieuses, du beat soul – l’un des mieux produits de l’album. Même ambiance légère du côté de la tordante Suzanne qui nous dévoile un Claude Bégin mordant, romantique et surtout extrêmement auto-tuné.
Dans un style complètement différent, Toton, l’autre chanson avec Eman, marque le summum expérimental de l’album, rappelant l’univers déjanté entre rock, rap et funk du Beastie Boys des années 90.
À travers ces nombreuses collaborations, jamais, Maybe Watson ne perd le contrôle de son album. Un exploit dans une communauté hip hop québécoise qui mise trop souvent sur le featuring insipide et la soif du paraître que sur l’innovation des thèmes, la rigueur sonore et la cohésion de l’oeuvre finale.
Une suite pour les Session Microfilm
14/02/11
L’été dernier, un vidéo mal enregistré tourné dans un abribus débarquait sur les internets. C’était St-Saoul et une gang de musiciens bizarres qui performaient sa chanson J’laisserai jamais tomber. Les commentaires étaient unanimes; le vidéo était d’un rafraichissement. Assez pour que 33MAG s’intéresse au concept. La vitrine spécialisée en WebTV a donc sauté sur l’occasion pour en créer un projet d’un tout autre niveau. Le projet Session Microfilm était né : une caméra, une musique de Pif Paf Hangover, un rappeur invité et un lieu inusité. Il a mis sur pied une première saison et, maintenant, c’est le tour de la deuxième.
J’en ai profité pour rencontrer l’équipe pendant le tournage de cette nouvelle saison, qui avait lieu pendant la fin de semaine du 14 au 16 janvier dernier. Je l’ai rejoint le dimanche midi dans une patinoire extérieure. Sur place, les musiciens préparaient leurs instruments et Krooks, le rappeur invité, enfiellait ses patins pour compter des buts au filet, question d’avoir un peu de jus pour la capsule.
Il faisait froid, même avec les gants pis la tuque. Tout le monde sautillait et moi aussi, on essayait de trouver un peu de chaleur en sacrant les joies de l’hiver. «Il fait frette en crisse, rétorque Manu, le claviériste du groupe. Et c’est dur pour les doigts, ajoute Maxo, le guitariste». Au moins, quand le tournage était terminé, le groupe pouvait aller se réchauffer une bonne heure, mais après un autre rappeur les attendaient à l’extérieur.
Aujourd’hui, ce n’est pas le rappeur qui freestyle
Si dans le milieu hip-hop, le rap se donne souvent à l’improvisation, avec Session Microfilm c’est tout le contraire. L’artiste invité chante une chanson déjà écrite mais le reste est tout fait sur place. La musique n’est pas préparée : les gars du band écoutent le morceau un 30 secondes et recréent l’air en moins de 2 minutes, sinon ils y vont selon le feeling du moment. Krooks vous le confirmera : «L’expérience s’est déroulé super vite, les gars étaient professionnels. Ils ont conçu le beat en tellement peu de temps, c’est mongol». Les instruments sont aussi décidés on the spot, les musiciens en apportent beaucoup mais ne les utilisent pas tous à chaque capsule. «Là, c’est différent parce qu’on fait ça l’hiver. On a choisi des instruments qui ne se désaccordent pas à l’extérieur; des xylophones, un kalimba, un drum machine… Explique Maxo». Même les lieux de tournages sont improvisés. Évidemment, ils sont prévus à l’avance mais plusieurs contretemps font qu’ils sont souvent modifiés à la dernière minute.
Changer le rap d’environnement
Le concept de base est de sortir le rap de sa zone de confort et de le réconcilier avec la musique. «Ça fait longtemps qu’on fait ça avec nos amis hip-hopeurs, Milord ou St-Saoul. Les gars rappent et, au lieu d’avoir un beat, nous, on fait de la musique avec des instruments. Tout ce qui est entre en compte maintenant, c’est qu’on a une caméra de braqué sur nous. Et comme ça fonctionne, on le fait avec tout le monde, raconte Maxo. Les rappeurs ont l’air d’avoir du plaisir et c’est plus organique». En effet, l’exercice des Session Microfilm permet aux rappeurs de sortir de leur milieu. En plus, c’est une bonne vitrine. «Les capsules font la promotion des artistes à l’extérieur de leur univers. On les voit en dehors des Word Up! Battles ou de leurs de mixtapes, sous un autre angle, c’est plus naturel. Et, personnellement, c’est ça que je trouve intéressant, avoue OG, le réalisateur du projet». Mais le participant ne pense pas toute de suite à la promotion. L’épreuve y est pour quelque chose. «Moi, si je l’ai faite [la capsule], c’était aucunement pour pluggé mon prochain album, l’expérience tout court me fascinait, confie Krooks. Je le recommande à tout le monde qui aime la musique. J’imagine seulement faire tous les tracks de mon album dans des lieux et des ambiances différentes et je capote, termine-t-il». Reste à voir si l’éclectique liste d’invités, les Obia Le Chef, C-Drik, Terio & Fly, Milord & Feedback, Alaclair Ensemble, Jamai & P-Dox, Loe Pesci, Linso Gabbo et les Freshmakers, a autant apprécié l’expérience avec Pif Paf Hangover.
Session Microfilm 2, dès le 21 février 2011 sur le web de 33MAG.
Une réalisation d’Olivier Guillemette (Montréalisme, 16Bars, La Rue du Hip-Hop) avec les retouches sonores de Jules Gosselin-Beaudet (le rappeur L) en collaboration avec Pif Paf Hangover.
Jam & P-Dox – Mon réseau – Le Mp3
22/01/10
Jam & P-Dox – Mon Réseau
Peu après leur incroyable performance aux Word Up Battle, Jam & P-Dox rendent la track Mon Réseau, tirée du mixtape Chronic All-Stars, disponible sur hiphopfranco.
Bonne écoute!
Word Up Battles 3è Édition: Jam & P-Dox VS Slutwon & Krooks
10/01/10
Ce que j’ai vraiment aimé de ce battle là, c’est qu’il a été très solide malgré les nombreux blancs de mémoire du coté de Krooks et Slutwon, ce qui n’était pas le cas pour tous les battles qui contenaient du chokage. Ça veut dire que les punches étaient très forts, et ce, de chaque coté.
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Hiphop au chaos, la mixtape
18/10/09
Hiphop au Chaos est la seule soirée mensuelle de la scène Hip-hop à Montréal . Depuis déjà deux ans, Bbrain et Josyane, les deux têtes derrière le projet, mettent sur pied à chaque mois des concerts rap d’une grande qualité. Aujourd’hui, pour célébrer leurs deuxièmes anniversaires, ils nous présentent la mixtape «Hiphop au Chaos» où se rassemblent les têtes d’affiches de la première année du projet. Malheureusement, ces soirées sont sur le point de s’éteindre et cette mixtape est la seule chose qui nous restera. Définitivement, une écoute attentive s’impose…
Réunir autant d’artistes différents sur un projet apporte sans aucun doute une très bonne diversité musicale mais aussi, certaines contradictions entre les textes véhiculés. Simplement que ces groupes ne partagent pas tous le même esprit. En ce sens, on regrettera peut-être les raps sexistes de Koudjo, Skeezo ou bien de Dirty Taz, mais on se soulagera à l’écoute de ceux de Monk.E. Autrement, ce CD plaira à n’importe quel amateur de rap. Il passera par le brag, le boombap, l’électro, le jazz, le reggae de Gundei au chant de Sola, du freestyle de Dramatik au 16 barres de FiligraNn, de l’humour de P-Dox, Jamai, Smile ou de Jeune Chilly Chill jusqu’au style un peu plus réfléchi de Nazbrok. Bref, c’est une pelleté d’artistes qu’y t’attend avec la mixtape «Hiphop au Chaos». Certain pourrait croire une compilation, mais un deejay suit tout au long de l’écoute. C’est Colbert, un québécois qui emprunte parfois le style français, parfois celui d’un animateur de radio ou de Francois Perrusse. Originale mais très peu connu, on se demandera qui est ce Colbert? Ce qu’on peut s’assurer, c’est que cette mixtape nous rejoindra automatiquement. Sinon, on n’aura qu’a skip jusqu’à ce qu’on trouve chaussure à notre pied.
Voici un extrait :








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