Dirty Funk - Straight to the Funk vol. 1
Atmosphère particulière
Article critique
PAR Katana
Les membres du Dirty Funk (2-80, L’Ex, Rick Tuss, Diggz, Slutwon) sortent le mixtape « Straight to the funk », nous permettant de connaître à la fois les rappeurs de leur groupe, mais également ceux de leur crew. On y sent une atmosphère particulière, généralement d’une façon de prendre la vie à la légère, se situant de façon générale dans un mood de déconnage.
Leurs textes démontrent que les membres du groupe maîtrisent les multis. Ils sont cependant écrits pour déconner, et on sent que ce qu’ils veulent qu’on comprenne, c’est principalement qu’ils existent et qu’ils ont un certain talent qui sera à surveiller dans les prochains temps. Le déconnage peut être interprété comme une certaine critique des mythes qui entourent le rap américain, particulièrement par les traductions presque mots pour mots des « hits » américains (ex : « Cascades 101 » ou « Motel »). Dommage que les refrains chantés peuvent sonner plutôt mal, malgré que c’en soit une parodie. Les tracks émotives sont là pour prouver qu’ils n’ont pas que des verses de déconnage à spitter, mais aussi des choses à dire plus personnelles.
Bonne raison pour faire des tracks solos. On peut, d’abord, connaître leurs noms, mais aussi leur façon plus personnelle de penser, et ce qu’ils ont spécifiquement comme talent par rapport aux autres membres du groupe. On voit ce qu’ils apportent à l’ensemble du crew. Chose que j’ai trouvé dommage, il n’y a qu’une seule track (« Dirty Funk Anthem ») où le groupe au complet, et seulement le groupe, est. C’est malheureux car, au fond, on ne peut pas vraiment dégager la façon dont ils se complètent, sauf sur un seul vibe.
Les beats originaux ont une atmosphère générale plutôt triste, sauf le Anthem (disponible dans la section mp3). Le reste, ce sont des beats américains, ce qui peut en décevoir beaucoup. À l’inverse, je trouve qu’ils amènent quelque chose d’intéressant, parce qu’on peut connaître le rappeur plus que l’ensemble de la track. Le fait qu’elles soient généralement courtes ne nous fait pas perdre l’intérêt de la track non plus. Dans les courtes tracks solos, certaines sont malheureusement plutôt décevantes par rapport à d’autres.
Ma découverte personnelle a été Rick Tuss, et je trouve que L’Ex & 2-80 se démarquent particulièrement. C’est un bon album de façon générale, malgré que certaines tracks soient décevantes, la majorité est efficace, et l’ensemble de l’album peut nous présager de bonnes prochaines sorties de la part du Dirty Funk Music.
- Katana