Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a affirmé que l'armée israélienne «continuera à agir pour protéger les citoyens israéliens et assumera les missions qui lui ont été confiées». Israël «n'a jamais consenti à laisser un organisme extérieur décider de son droit à protéger la sécurité de ces citoyens», a-t-il souligné dans un communiqué. Selon Ehoud Olmert, les tirs de roquettes de vendredi montrent que la résolution des Nations unies n'est «pas réalisable».
La résolution a été adoptée hier par 14 des 15 membres du Conseil des Nations unies. Seuls les États-Unis, l'allié le plus solide d'Israël au sein du Conseil, se sont abstenus, mais sans mettre leur veto.
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L'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a stoppé hier la distribution de son aide humanitaire à Gaza, après la mort de deux de ses chauffeurs, tués dans des frappes aériennes israéliennes sur des camions portant le logo de l'ONU.
Par ailleurs, une agence onusienne a affirmé aujourd'hui que l'armée israélienne avait bombardé une maison de Gaza où elle avait installé des civils palestiniens 24 heures auparavant. L'Office des Nations unies pour la Coordination des affaires humanitaires a précisé que cet épisode remontait au 4 janvier, et que 110 personnes se trouvaient dans la maison, dont 30 ont été tuées.
À Genève, le Haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a demandé une enquête indépendante sur les éventuels crimes de guerre commis dans la Bande de Gaza et en Israël.
S'exprimant lors d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, à Genève, Mme Pillay a estimé que les dégâts causés par les roquettes en Israël étaient inacceptables, mais que l'État hébreu devait respecter le droit humanitaire international, quels que soient les agissements du Hamas.