J'ai subis une altercation illégale à la manifestation contre la brutalité policière du lundi 15 mars. Une manifestation qui, somme toute, s'est déroulée dans un respect hors du commun pour ce type d'événement en ce qui concerne le respect des biens publics et privés qui se trouvent sur le chemin des manifestants. Tout le contraire de l'année précédente en d'autres mots. Mais, comme l'a dit un des organisateurs avant de lancer la marche, c'est difficile de ne pas répondre par la violence - physique ou verbale - lorsqu'on est nous même violenté.
Est-ce que, une fois la trajectoire de la marche complétée, la situation aurait déraillée comme ce fut le cas si les policiers n'auraient pas charger la foule comme ils l'ont fait ? Même si c'était probablement pour disperser la foule, ce qui est à mon sens légitime puisque l'officialité de la manifestation tirait à sa fin, ils auraient certainement pu le faire autrement qu'avec matraques et boucliers. C'est donc sans surprises que la foule répondit à la violence, par la violence.
En ce qui concerne la violation flagrante de mes droits (une fouille en règle nécessitant un motif valable - ce qu'il n'avait certainement pas dans mon cas - et les policiers procédant à la fouille devant s'identifier sur demande), force est de constater que nous avons encore du chemin à faire pour pouvoir réellement prétendre que nous vivons dans un État de droit. Quoi qu'il en soit, j'ai quand même croisé le regard de jeunes policiers qui étaient manifestement en accord avec ce fait que je clamais haut et fort lors de la fouille. J'ai espoir que ces jeunes seront demain ceux qui donneront les ordres, ceux qui géreront les crises lorsqu'elles surviendront.

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