Lyrics de 113 - C'est ici que la vie commence

Refrain :

On est tous pourris par la cité,

Hanté par la monnaie

J’suis pas cinglé au point de vivre dans la pauvreté

C’est ici que la vie commence

Entre violence et souffrance

Chacun a sa cause et s’en bat les couilles des conséquences



Armaggedon, fiston, sonne,

Le monde est sous l’contrôle d’une poignée d’homme à la solde

Le seul empire s’attend sur le compte de Babylone

C’est en ces lieux maudits que le pire et la vie commence

Ouvre les yeux et grandir dans une salle banlieue en France

La justice brutalise nos frères, les pères sont blasés

Ca pue la pisse autour de nous, la merde, le prix du danger

Les mémoires sont balafrés, donc à chacun ces entailles

La haine a remplacée l’amour, l’amour n’est plus de taille

Le quotidien un affront, un reflet dont parfois j’ai honte

Cash, rage et bastons, si je m’en sors, c’est pour mon compte

Les temps sont durs, les hommes sont durs, mon ghetto c’est sûr

Si tu n’réagit plus, tu touche le fond au fur et à mesure

Quand rien ne progresse, même les négros se bouffent entre eux

Un simple regard blesse, ça mec c’est pire qu’un coup de feu

Hardcore réalité, c’est pour ma rime urbaine

Les jours sont les mêmes ici à Vitry Sur Seine



Refrain.



Toujours la même chose, l’homme en uniforme bleu restera maudit

Dans chaque banlieue, et dans chaque té-ci

Babylone va sombrer, les jeunes sont révoltés

Le signale est donné, le face à face peut commencer

J’serais pas un de ces négros qui travaillera pour l’État

Pas d’uniforme bleu, j’ferais encore moins les 10 mois

Hors de tout ça, l’mène tranquillement ma petite vie

Le négro de la rue, ruff d’esprit et 100% insoumis



Avec un flow de bicot qui résonne dans tout les bas les haut

On compte se faire du cash avec, pour ensuite rouler en Merco

Saper en costards, à la bouche un putain de cigare

Un simple mauvais regard et blaaah, je t’expédies sur l’billard

J’prépare mon heure de gloire avec mes banlieusards

Cela même si j’dois niquer des années de ma vie au placard

Mec tant pis, on est tous pourris par la cité

Hanté par la monnaie, j’suis pas cinglé au point de vivre dans la pauvreté



Moi je frappe dans le mille de mon crew et prêt pour l’an 2000

Le système et ses conneries, putain c’est pas facile

Ma zic berce l’adolescence, réveille la délinquance

J’te parle du bitume, garçon de par mes connaissances

On veut tous, partir loin des tours, connaitre de nouveaux jours

Savoir sacrifier sa peau, mourir pour son amour

J’veux pas devenir une caille mais je t’avoue que parfois que ça m’tente

Pour sortir de c’putain de merdier des solutions, y’en a pas 50

ROHFF dit, la vie est une salope, la moindre erreur c’est l’car-pla

Travailler dur pour réussir, négro t’as pas l’choix

C’est ici que la vie commence, le crash, le quotidien

Tous dans la même merde, débrouillard pour voir plus loin



Refrain.
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